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      Les adhérents du SNFOLC de l'académie de Lille sont rattachés à une Union Départementale de la CGT-FO, 59 ou 62, en fonction de leur lieu de travail. Les syndiqués sont membres du SNFOLC62 ou du SNFOLC59, aussi le bulletin d'adhésion au SNFOLC est-il départemental.           

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10 avenue Van Pelt / 62303 Lens cedex

Tél : 03 21 78 10 77 / Fax : 03 21 69 88 09

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Analyses et positions du SNFOLC

imagesCAENU2GK            Le SNFOLC, syndicat de l'enseignement secondaire, défend le principe de l'Instruction publique et le droit à l'instruction. Cet engagement nous conduit à condamner les politiques scolaires qui dénaturent l'institution d'enseignement par l'abandon de sa mission de transmission des connaissances, la dégradation continuelle des conditions de travail des enseignants et la perte progressive du sens de l’activité professorale.

     Les réformes ont conduit les enfants des milieux défavorisés vers un échec scolaire massif, et ont tendance à faire réapparaître des réseaux ségrégatifs, sous la forme de zones de non enseignement, véritables ghettos scolaires destinés à accueillir les seuls enfants des milieux défavorisés. Nous, personnels de l'enseignement, en supportons directement les conséquences : déqualification, perte de sens, dénaturation, pénibilité et absurdité fréquente de notre travail.

     En parallèle, comme les autres agents publics, nous sommes victimes d'une volonté néolibérale de compresser, quel qu'en soit le coût social pour personnels, le budget de l'Etat : nos traitements, nos droits à pension, nos postes, nos obligations de service, notre charge de travail sont sans cesse menacés ou attaqués ; dans ce contexte historique, nous devons nous mobiliser pour que soit mis un terme à ces politiques publiques , et avons à nous organiser pour que prenne fin ce processus destructeur qui menace de nous broyer.

     Notre attachement à l'instruction des enfants et de la jeunesse nous conduit ainsi à combattre sur deux fronts : d'un côté bien des réformes pédagogiques (programmes, méthodes, réforme du lycée...) empêchent toute transmission cohérente et systématique des savoirs ; de l'autre côté des politiques néolibérales qui implantent dans les établissements le néomanagement public et la gestion des ressources humaines avec pour objet de piloter le système d'enseignement, comme un groupe privé, par l'intermédiaire d'objectifs financiers (la LOLF) et d'emplois (la RGPP), laissant ainsi pour seul horizon aux enseignants une privatisation en pièces détachées, avec ou sans régionalisation préalable.

     Ces réformes pédagogiques et ces politiques néolibérales, devenues avers et revers d'une seule et même pièce, rencontrent sur leur chemin un obstacle : le statut des personnels fonctionnaires, autour duquel se livrent et se livreront des affrontements sociaux décisifs pour nos professions parce que, ultime protection des enseignants et autres agents publics, il fait barrage à l'achèvement de la libéralisation scolaire par liquidation de l'instruction publique.

    statut-fo

Se battre au quotidien sur 2 fronts

Ecole marchandise

découverte enseignement Charb

L'engagement syndicaliste du SNFOLC et de la FNEC-FP FO

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         L'engagement du SNFOLC est double. D'abord, notre syndicat dans le second degré de l'Education nationale se consacre à la défense des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels, des personnels fonctionnaires et des personnels précaires de l'enseignement. Dans la conjoncture présente, cet engagement syndical se traduit par le refus de l'autonomie et de la concurrence des établissements, de la déqualification des tâches, de la pénibilité croissante du travail, du management public, du néolibéralisme scolaire, de la reproduction des inégalités culturelles, du pédagogisme formel sans contenu, de l'échec scolaire massif organisé par les réformes successives de l'Education nationale, et de la création progressive d'un marché scolaire sur lequel les établissements scolaires sont appelés à se transformer en entreprises, et l'enseignement destiné à devenir marchandise.

     Ensuite, le SNFOLC fait partie de la Fédération Nationale de l'Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle Force Ouvrière (FNEC-FP FO). La Confédération Générale du Travail Force Ouvrière (CGT-FO) se considère l'héritière de l'ancienne CGT créée en 1895, et se distingue comme elle par son attachement farouche à l'indépendance syndicale à l'égard des employeurs, privés et publics, ainsi que des organisations partisanes ; dans cette conception du syndicalisme, le rôle de l'organisation syndicale est de soutenir, porter et impulser si besoin les revendications des salariés et agents publics, sans avoir à tenir compte des pressions patronales, politiciennes ou gouvernementales. L’action des syndicats s'exerce alors directement contre les employeurs, les organisations confédérées dans la CGT-Force Ouvrière n’ayant pas, en tant que syndicats, à se préoccuper des partis et autres groupements qui, en dehors du mouvement syndical, poursuivent leurs objectifs de conservation ou de transformation sociale.

     Une conséquence de ce principe d'indépendance syndicale est l'entière liberté pour le syndiqué de participer, en dehors de l'organisation, à toutes les formes de militantisme associatif ou partisan correspondant à ses conceptions sociales, philosophiques, politiques, culturelles ou religieuses, la CGT-FO se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire pour y militer, dans les syndicats de la confédération, les opinions partisanes ou associatives qu’il professe au dehors.

     L'expérience historique a amplement démontré que cette conception du syndicalisme permet, sur la base de l'entente autour des revendications professionnelles (salaires, conditions et pénibilité du travail, emplois, horaires, nature des tâches...) et interprofessionnelles, d'éviter les divisions d'origine non syndicale, de réaliser l'unité des collectifs de travailleurs et d'obtenir la satisfaction de leurs revendications aussi bien offensives que défensives.

Les engagements du SN-FO-LC

FO independance revu

Retraite : nous y tenons, et nous ne cèderons pas sur nos revendications

Retraite Faujour

Résister FO37,560 ans

Bloquer retraitmusique-haut-parleurs-25

  Public, privé, 37 ans et demi pour tous ! 

Pour le taux plein à 60 ans 

avec 75% du traitement brut 

et sans aucune décote ! 

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60 à taux plein

Gueulophone

 Et en plus, 60 ans, c'était déjà bien trop ! 

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La CGT-FO, confédération syndicale indépendante qui résiste

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       Sans doute du fait de sa conception du syndicalisme et de son indépendance, la CGT-FO depuis les années 1980 se distingue par son refus constant des contre-réformes sociales lancées avec régularité, à la demande notamment du monde de la finance, par les gouvernements et la commission européenne.

     La CGT-Force Ouvrière est ainsi devenue la seule confédération syndicale à n'avoir jamais cessé d'affirmer que le recrutement de fonctionnaires, l'augmentation des salaires et du point d'indice permettraient, à une époque où les entreprises atteignent des taux de rentabilité jamais atteints par le passé, de relancer, par l'intermédiaire de la dépense publique et de la demande de biens de consommation, l'économie, l'investissement et l'emploi. La CGT-FO est aussi la seule confédération à revendiquer le retour à 37,5 annuités pour une retraite à taux plein, avec suppression de la décote.

     Fondée en 1895 sous l’appellation CGT, la centrale syndicale est apparue sous l'actuel sigle CGT-FO en 1948 lors d'une scission / exclusion dont l'indépendance politique de l'organisation était l'enjeu. Valeur essentielle de la conception du syndicalisme de la confédération dont elle inspire la ligne de conduite depuis 1895, l’indépendance syndicale seule permet de ne jamais céder sur les revendications dont les luttes syndicales se nourrissent (par exemple, une retraite correcte à 60 ans), ni abandonner les perspectives où le mouvement syndical prend ses forces (ainsi d'une Ecole républicaine et démocratique) ; sauf à accepter de renoncer à l'essence même de l'esprit du syndicalisme, lequel est fait de combativité et d'espoir.   Conf gén travail FO

L'esprit de l'indépendance syndicale

syndicat-porteparole

contre-emprise-couleur

Ouvrez-la

Manif

De l'importance de votre statut

Vos droits FO     

       Entre l'employeur et vous, c'est sa liberté qui vous opprime, et la réglementation qui vous protège de l'arbitraire. Le statut transforme les rapports de force, toujours déséquilibrés, en rapports de droit : comme le droit du travail, il est un compromis qui protège par la règlementation la partie faible dans la relation de domination / subordination qu'est toujours, en fait et en droit, la relation de travail.

     L'évolution présente vers la libéralisation / déréglementation de la relation de travail déprotège les salariés et les agents publics par une dépossession brutale des droits protecteurs acquis lors de décennies de luttes sociales et syndicales ; il importe au plus haut point de stopper cette offensive des employeurs privés et publics pour reprendre la marche historique d'élaboration progressive d'un statut toujours plus protecteur du travail subordonné.  

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La société malade de la finance : leur dette publique est illégitime et doit être annulée

marianne baudet Soulcié Fakiraffiche fo contre austerité en Europe du déficit à l'austérité CharbTous grecs

Manif austerité

Se libérer de la finance

Leur crise notre dette

Nous sommes tous grecs

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Le sens d'une époque historique

Soulcié fakir marianne decoupe

République libéralisée

   

Mais si tournaient bientôt le sens    et le vent de l'histoire ?Poissons PNG

Le gazouilleur syndicaliste CGT-FO

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Vote FO 

Réformes désastreuses dans l'enseignement

Jeudi 13 février 2014 4 13 /02 /Fév /2014 22:52

 

 

 

 

 

 

            La 3ème version est sortie le 12 février 2014. Pas grand chose de changé.

 

 

Toujours les 1607 heures, entre autres joyeusetés.

 

 

 

 

 

Analyse des fiches du ministère


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4 pages d’analyse du projet


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            Consulter l’article de fond :

 

http://www.fo-snfolc62.fr/article-les-enjeux-du-projet-peillon-obligations-de-service-et-missions-des-enseignants-122461635.html

 

 

 

 

 

Mardi 4 février 2014 2 04 /02 /Fév /2014 19:32

 

 

 

 

 

Le ministère lance des

« plans d’action académiques »

à destination des enseignants de sti

en reconversion forcée :

 

 

 

 

            Fin 2013 est sortie une note ministérielle à destination des recteurs d'académie relative aux enseignants de STI ; elle annonce des mesures de la plus grande importance pour les intéressés.

 

            Ce document ordonne le lancement de « plan d'action académique STI ». De quoi s'agit-il ?

 

            « Le devoir du ministère en tant qu'employeur est d'accompagner les personnels concernés dans les mutations de leurs métiers. À cette fin, je souhaite qu'un diagnostic soit établi au sein de chaque académie puis un plan d'action mis en œuvre comprenant d'une part des actions à mener en urgence afin de venir en aide aux personnels en difficultés, d'autre part des mesures complémentaires déployées dans le cadre du suivi de l'accompagnement des personnels. »

 

            En s'exprimant ainsi, le ministre ne reconnaît-il pas implicitement les dégâts humains provoqués par la réforme STI ?

 

 

            Des mesures ciblées sur les « enseignants en difficulté »

 

            Il suffit de jeter un coup d'œil au plan de la première partie de cette note ministérielle qui en compte deux pour comprendre que cette reconnaissance des conséquences souvent dramatiques d’une réforme nullement remise en question par le ministre pourrait ne pas se faire à l'avantage des enseignants :

 

« I.   Des mesures ciblées à destination des enseignants de STI en difficulté

 

     I.1.   Un repérage des personnels en difficulté

 

     I. 2.   Une intensification de l'accompagnement individuel »

 

            Ces formules sont si peu anodines qu’il nous apparaît de la plus grande importance pour les professeurs de STI qu'ils prennent connaissance du document ministériel (téléchargeable au bas de cet article) et le lisent avec la plus grande attention de façon à bien comprendre l'esprit dont il procède, la question étant de savoir s'il s'agit ici pour le ministère d'apporter une aide aux enseignants qui souffrent de la réforme, ou de tout autre chose : la poursuite accélérée des opérations de reconversion forcée, additionnée d'un traitement de gestion des ressources humaines « des enseignants de STI en difficulté », lesquels pourraient éprouver de la peine à suivre le rythme de« l'évolution de leur métier ».

 

            Dans un esprit de gestion des ressources humaines (GRH), la note prévoit, afin de « venir en aide aux personnels en difficulté », des « mesures ciblées » et un « repérage des personnels en difficulté » par signalement opéré par les chefs d’établissement, chefs de travaux et IPR.

 

            « Dès qu’un enseignant est signalé au service RH (ressources humaines), il est souhaitable de lui proposer sans délai un entretien avec le DRH ou son représentant pour étudier sa situation professionnelle et lui proposer des solutions personnalisées alternatives : orientation vers le médecin de prévention (...) plan d’accompagnement avec un tuteur, assorti d’un aménagement horaire (...) »

 

            En clair : des mesures de formation à la reconversion forcée de l’ensemble des professeurs de STI sont annoncées dans la 2ème partie de la note, mais l’inspection et la hiérarchie de terrain seront appelés à opérer le signalement de professeurs mis « en difficulté » par ladite reconversion, lesquels professeurs pourront être orientés vers une solution médicale (1er mode de sortie de l’institution, la médicalisation) ou un dispositif de tutelle dont il est à craindre qu’il aboutisse à une déstabilisation médicale (retour au mode précédent de sortie de l’institution) ou à une constatation d’insuffisance professionnelle (2ème mode de sortie de l’institution, le licenciement).

 

            Tout cela ressemble trop à des dispositifs déjà existants dont de plus en plus d’enseignants sont victimes pour qu’il n’y ait pas lieu pour le moins à inquiétude.

 

 

            Des mesures « en faveur » de l'ensemble des enseignants

 

            La deuxième partie de la note ministérielle est intitulée « II   Des mesures en faveur de l'ensemble des enseignants de STI ». L'ensemble des professeurs de STI, et non plus les seuls « enseignants de STI en difficulté ». Peut-être ici n'y a-t-il plus lieu dans cette partie de s'inquiéter pour les professeurs ?

 

            Lisons le II . 1. , intitulé « une meilleure connaissance des dispositifs d'appui aux personnels et des interlocuteurs institutionnels ». Faut-il comprendre que les professeurs de STI qui ne sont pas « en difficulté » auraient eux aussi besoin d'appuis ?

 

            « Souvent les enseignants ne connaissent pas les moyens d'écoute et d'accompagnement qu'offre l'académie, ils ne disposent pas des coordonnées des différents acteurs pouvant intervenir en fonction des difficultés rencontrées : DRH, médecin de prévention, médecin conseiller technique du recteur, conseiller mobilité carrière, assistante sociale, service de gestion ou tout autre dispositif que vous auriez initiée. Il serait souhaitable qu'une action de communication soit menée afin de mieux faire connaître ces dispositifs et ses interlocuteurs potentiels. »

 

            Répétons-le, les enseignants concernés ne sont pas considérés en difficulté, ils ont seulement confrontés à des « difficultés rencontrées » ; n'ayant pas été repérés et signalés par les chefs d’établissement, IPR et chefs de travaux comme « personnels en difficulté », il serait selon le ministère souhaitable de leur communiquer les coordonnées de toute une liste d'acteurs, du DRH au service d'assistance sociale, en passant par la médecine de prévention. Encore une fois, la note ministérielle reconnaît implicitement les dégâts humains provoqués par la réforme STI.

 

 

            En conclusion, le document informe de ce que sa rédaction est venue « à l'issue de la séance du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ministériel de l'éducation nationale (CHSCTMEN) du 14 octobre 2013 dont l'ordre du jour était consacré à l'examen des implications en termes de ressources humaines de la mise en œuvre de la réforme de la filière des sciences et technologies industrielles (STI) », dans le but « d'apporter aux enseignants de cette filière le soutien accru de l'institution ». Novlangue du management public, langue de bois de la gestion des ressources humaines.

 

 

 

la note ministérielle envoyée aux recteurs

pour la mise en place

de plans d’action académiques STI

 

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            Consulter les positions du SNFOLC pour lequel le combat contre la réforme STI, loin d’être achevé, entre dans une nouvelle phase où les enseignants peuvent encore arracher la mise à plat de la réforme :

 

http://www.fo-snfolc62.fr/article-reforme-sti-et-reconversion-des-professeurs-pour-une-remise-a-plat-de-la-reforme-122000764.html

 

 

 

 

 

Vendredi 24 janvier 2014 5 24 /01 /Jan /2014 20:03

 

 

 

 

 

 

            Pour les CPE, deux projets de textes « missions » et « amélioration des perspectives de carrière » ont été présentés aux organisations syndicales.

 

            Le projet, s’il était retenu, déboucherait sur un alourdissement des missions des CPE en leur confiant des missions qui ne sont pas les leurs (partenariat, orientation, présence à toutes les instances de l’établissement, évaluation du socle, décrochage, etc.). Des missions hier facultatives deviendraient demain obligatoires et définies localement.

 

            Au nom « d’un métier méconnu » on ajoute des missions aux missions alors que les CPE sont sopuvent dans des situations difficiles.

 

 

Pour FO, ce qui est à l’ordre du jour pour les 11 660 CPE ce sont :

 

  • · les postes (159 ETP annoncés au CTM pour la rentrée 2014 pour 33 000 élèves supplémentaires alors qu’il y avait 12 516 CPE en 2006),

 

  • · le respect des 35 heures toutes taches comprises,

 

  • · la récupération des heures dues, l’alignement de l’indemnité forfaitaire (1104, 19 € pour les CPE et 1199,13 € de part fixe pour les professeurs),

 

  • · les conditions de travail,

 

  • · le traitement (début de carrière à 113% du SMIC).

 

 

            Tout au contraire, ce que propose le ministère, c’est que le CPE soit reconnu comme un « cadre » avec un temps de travail qui ne peut être inférieur à 1607 heures. L’absence de référence aux arrêtés de 2002 qui peuvent garantir les 35 heures va effectivement dans le sens d’un CPE « cadre » 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 !

 

            Le SNFOLC demande au ministre de renoncer à ce projet qui deviendrait une fiche « métier » opposable à tout moment à chaque CPE et qui augmenterait le temps de travail. Elle invite les personnels à se réunir pour dire leur refus de prendre en charge les « missions » de la loi d’orientation.

 

            La FNEC FP-FO confirme comme pour les personnels enseignants qu’elle s’oppose à la réécriture des misions et des statuts au nom de la refondation et de « vieux textes » à actualiser. Tout au contraire, les textes certes anciens constituent une protection pour les personnels, comme la sécurité sociale de 1945 ou le statut de la fonction publique d’Etat de 1946.

 

            Pour FO, ce sont les conditions de travail, les effectifs, le traitement, les postes qui sont la priorité des personnels et non pas au nom d’une école dite « moderne » de faire exercer les missions des uns par les autres pour ôter à chaque corps son statut particulier et ses missions statutaires.

 

 

 

L’analyse du projet de missions des CPE

 

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            Sous prétexte de faire des CPE des « cadres », conseillers des chefs d’établissement, les références horaires existantes dans le cadre déjà contestable des textes de 2002 disparaissent du projet. Le CPE-cadre deviendrait corvéable à merci !

 

            On tourne le dos aux 35 heures hebdomadaires toutes tâches comprises revendiquées par tous, on tourne le dos à toute revalorisation des rémunérations, à commencer par l’alignement de l’indemnité

spécifique sur l’ISOE des enseignants.

 

            Les CPE ne peuvent accepter de nouvelles régressions. Ce projet obéit à la même logique que le projet de refonte des obligations de service des professeurs.

 

 

 

 

 

 

Samedi 11 janvier 2014 6 11 /01 /Jan /2014 19:10

 

 

 

 

Réforme STI :

le ministère lance des « plans académiques »

à destination des professeurs

en reconversion forcée

 

 


 

 

Cet article est le deuxième sur le sujet. Consulter l’article précédent :

 

http://www.fo-snfolc62.fr/article-reforme-sti-et-reconversion-des-professeurs-pour-une-remise-a-plat-de-la-reforme-122000764.html

 

 

 

            La 1ère partie de la note ministérielle reconnaît implicitement les dégâts humains provoqués par la réforme STI.

 

            Dans un esprit de gestion des ressources humaines (GRH), elle prévoit, afin de « venir en aide aux personnels en difficulté », des « mesures ciblées » et un « repérage des personnels en difficulté » par signalement opéré par les chefs d’établissement, chefs de travaux et IPR.

 

            « Dès qu’un enseignant est signalé au service RH (ressources humaines), il est souhaitable de lui proposer sans délai un entretien avec le DRH ou son représentant pour étudier sa situation professionnelle et lui proposer des solutions personnalisées alternatives : orientation vers le médecin de prévention (...) plan d’accompagnement avec un tuteur, assorti d’un aménagement horaire (...) »

 

            En clair : des mesures de formation à la reconversion forcée de l’ensemble des professeurs de STI sont annoncés dans la 2ème partie de la note, mais l’inspection et la hiérarchie de terrain seront appelés à opérer le signalement de professeurs mis « en difficulté » par ladite reconversion, lesquels professeurs pourront être orientés vers une solution médicale (1er mode de sortie de l’institution, la médicalisation) ou un dispositif de tutelle dont il est à craindre qu’il aboutisse à une déstabilisation médicale (retour au mode précédent de sortie de l’institution) ou à une constatation d’insuffisance professionnelle (2ème mode de sortie l’institution, le licenciement).

 

            Tout cela ressemble trop à des dispositifs déjà existants dont de plus en plus d’enseignants sont victimes pour qu’il n’y ait pas lieu pour le moins à inquiétude.

 

 

 

la note ministérielle envoyée aux Recteurs

pour la mise en place de plans académiques STI

 

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