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Fédération FO de l'Enseignement Syndicat FO Lycées et Collèges Académie de Lille CGT-FO 62

    

SNFOLC 62

Académie de Lille SNFOLC scripten PNG FNEC    CGT-FO 

 

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LES LUTTES EN COURS

 Argumentaire contre la loi d'orientation Peillon

PDF png 5 Dénoncer le projet de loi d'orientation  

PDF png 5Impact loi d'orientation 

PDF png 5 Projet loi d'orientation 

PDF png 5 L'agrégation en danger

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  Ecoles Supérieures du Professorat et de l'Education ESPE

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Pacte budgétaire européen TSCG

TSCG

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Analyses et positions du SNFOLC

imagesCAENU2GK            Le SNFOLC, syndicat de l'enseignement secondaire, défend le principe de l'Instruction publique et le droit à l'instruction. Cet engagement nous conduit à condamner les politiques scolaires qui dénaturent l'institution d'enseignement par l'abandon de sa mission de transmission des connaissances, la dégradation continuelle des conditions de travail des enseignants et la perte progressive du sens de l’activité professorale.

     Les réformes ont conduit les enfants des milieux défavorisés vers un échec scolaire massif, et ont tendance à faire réapparaître des réseaux ségrégatifs, sous la forme de zones de non enseignement, véritables ghettos scolaires destinés à accueillir les seuls enfants des milieux défavorisés. Nous, personnels de l'enseignement, en supportons directement les conséquences : déqualification, perte de sens, dénaturation, pénibilité et absurdité fréquente de notre travail.

     En parallèle, comme les autres agents publics, nous sommes victimes d'une volonté néolibérale de compresser, quel qu'en soit le coût social pour personnels, le budget de l'Etat : nos traitements, nos droits à pension, nos postes, nos obligations de service, notre charge de travail sont sans cesse menacés ou attaqués ; dans ce contexte historique, nous devons nous mobiliser pour que soit mis un terme à ces politiques publiques , et avons à nous organiser pour que prenne fin ce processus destructeur qui menace de nous broyer.

     Notre attachement à l'instruction des enfants et de la jeunesse nous conduit ainsi à combattre sur deux fronts : d'un côté bien des réformes pédagogiques (programmes, méthodes, réforme du lycée...) empêchent toute transmission cohérente et systématique des savoirs ; de l'autre côté des politiques néolibérales qui implantent dans les établissements le néomanagement public et la gestion des ressources humaines avec pour objet de piloter le système d'enseignement, comme un groupe privé, par l'intermédiaire d'objectifs financiers (la LOLF) et d'emplois (la RGPP), laissant ainsi pour seul horizon aux enseignants une privatisation en pièces détachées, avec ou sans régionalisation préalable.

     Ces réformes pédagogiques et ces politiques néolibérales, devenues avers et revers d'une seule et même pièce, rencontrent sur leur chemin un obstacle : le statut des personnels fonctionnaires, autour duquel se livrent et se livreront des affrontements sociaux décisifs pour nos professions parce que, ultime protection des enseignants et autres agents publics, il fait barrage à l'achèvement de la libéralisation scolaire par liquidation de l'instruction publique.

    statut-fo

Se battre au quotidien sur 2 fronts

Ecole marchandise

découverte enseignement Charb

L'engagement syndicaliste du SNFOLC et de la FNEC-FP FO

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         L'engagement du SNFOLC est double. D'abord, notre syndicat dans le second degré de l'Education nationale se consacre à la défense des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels, des personnels fonctionnaires et des personnels précaires de l'enseignement. Dans la conjoncture présente, cet engagement syndical se traduit par le refus de l'autonomie et de la concurrence des établissements, de la déqualification des tâches, de la pénibilité croissante du travail, du management public, du néolibéralisme scolaire, de la reproduction des inégalités culturelles, du pédagogisme formel sans contenu, de l'échec scolaire massif organisé par les réformes successives de l'Education nationale, et de la création progressive d'un marché scolaire sur lequel les établissements scolaires sont appelés à se transformer en entreprises, et l'enseignement destiné à devenir marchandise.

     Ensuite, le SNFOLC fait partie de la Fédération Nationale de l'Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle Force Ouvrière (FNEC-FP FO). La Confédération Générale du Travail Force Ouvrière (CGT-FO) se considère l'héritière de l'ancienne CGT créée en 1895, et se distingue comme elle par son attachement farouche à l'indépendance syndicale à l'égard des employeurs, privés et publics, ainsi que des organisations partisanes ; dans cette conception du syndicalisme, le rôle de l'organisation syndicale est de soutenir, porter et impulser si besoin les revendications des salariés et agents publics, sans avoir à tenir compte des pressions patronales, politiciennes ou gouvernementales. L’action des syndicats s'exerce alors directement contre les employeurs, les organisations confédérées dans la CGT-Force Ouvrière n’ayant pas, en tant que syndicats, à se préoccuper des partis et autres groupements qui, en dehors du mouvement syndical, poursuivent leurs objectifs de conservation ou de transformation sociale.

     Une conséquence de ce principe d'indépendance syndicale est l'entière liberté pour le syndiqué de participer, en dehors de l'organisation, à toutes les formes de militantisme associatif ou partisan correspondant à ses conceptions sociales, philosophiques, politiques, culturelles ou religieuses, la CGT-FO se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire pour y militer, dans les syndicats de la confédération, les opinions partisanes ou associatives qu’il professe au dehors.

     L'expérience historique a amplement démontré que cette conception du syndicalisme permet, sur la base de l'entente autour des revendications professionnelles (salaires, conditions et pénibilité du travail, emplois, horaires, nature des tâches...) et interprofessionnelles, d'éviter les divisions d'origine non syndicale, de réaliser l'unité des collectifs de travailleurs et d'obtenir la satisfaction de leurs revendications aussi bien offensives que défensives.

FO independance revu

Le sens d'une époque historique

Soulcié fakir marianne decoupe

République libéralisée

   

Mais si tournaient bientôt le sens    et le vent de l'histoire ?Poissons PNG

La CGT-FO, confédération syndicale indépendante qui résiste

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       Sans doute du fait de sa conception du syndicalisme et de son indépendance, la CGT-FO depuis les années 1980 se distingue par son refus constant des contre-réformes sociales lancées avec régularité, à la demande notamment du monde de la finance, par les gouvernements et la commission européenne.

     La CGT-Force Ouvrière est ainsi devenue la seule confédération syndicale à n'avoir jamais cessé d'affirmer que le recrutement de fonctionnaires, l'augmentation des salaires et du point d'indice permettraient, à une époque où les entreprises atteignent des taux de rentabilité jamais atteints par le passé, de relancer, par l'intermédiaire de la dépense publique et de la demande de biens de consommation, l'économie, l'investissement et l'emploi. La CGT-FO est aussi la seule confédération à revendiquer le retour à 37,5 annuités pour une retraite à taux plein, avec suppression de la décote.

     Fondée en 1895 sous l’appellation CGT, la centrale syndicale est apparue sous l'actuel sigle CGT-FO en 1948 lors d'une scission / exclusion dont l'indépendance politique de l'organisation était l'enjeu. Valeur essentielle de la conception du syndicalisme de la confédération dont elle inspire la ligne de conduite depuis 1895, l’indépendance syndicale seule permet de ne jamais céder sur les revendications dont les luttes syndicales se nourrissent (par exemple, une retraite correcte à 60 ans), ni abandonner les perspectives où le mouvement syndical prend ses forces (ainsi d'une Ecole républicaine et démocratique) ; sauf à accepter de renoncer à l'essence même de l'esprit du syndicalisme, lequel est fait de combativité et d'espoir.   Conf gén travail FO

Retraite : nous y tenons, et nous ne cèderons pas sur nos revendications

Résister FO37,560 ans

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  Public, privé, 37 ans et demi pour tous ! 

Pour le taux plein à 60 ans 

avec 75% du traitement brut 

et sans aucune décote ! 

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60 à taux plein

Gueulophone

 Et en plus, 60 ans, c'était déjà bien trop ! 

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De l'importance de votre statut

Vos droits FO     

       Entre l'employeur et vous, c'est sa liberté qui vous opprime, et la réglementation qui vous protège de l'arbitraire. Le statut transforme les rapports de force, toujours déséquilibrés, en rapports de droit : comme le droit du travail, il est un compromis qui protège par la règlementation la partie faible dans la relation de domination / subordination qu'est toujours, en fait et en droit, la relation de travail.

     L'évolution présente vers la libéralisation / déréglementation de la relation de travail déprotège les salariés et les agents publics par une dépossession brutale des droits protecteurs acquis lors de décennies de luttes sociales et syndicales ; il importe au plus haut point de stopper cette offensive des employeurs privés et publics pour reprendre la marche historique d'élaboration progressive d'un statut toujours plus protecteur du travail subordonné.  

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L'esprit de l'indépendance syndicale

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Ouvrez-la

Manif

Pour adhérer / contacter le SNFOLC dans l'académie de Lille (62 et 59)

FO hebdo bandeau  

      Les adhérents du SNFOLC de l'académie de Lille sont rattachés à une Union Départementale de la CGT-FO, 59 ou 62, en fonction de leur lieu de travail. Les syndiqués sont membres du SNFOLC62 ou du SNFOLC59, aussi le bulletin d'adhésion au SNFOLC est-il départemental.

     Le découpage géographique de la fédération FO de l'enseignement dans les 59-62 et du SNFOLC pour l'enseignement du second degré dans le Nord Pas-de-Calais est sans incidence sur le suivi académique 59-62 des dossiers de carrière des adhérents du SNFOLC de l'académie de Lille.

     Les adhérents du SNFOLC 62 et du SNFOLC 59 et les non adhérents peuvent contacter indifférement les permanences du SNFOLC à Lille ou Lens, sans tenir compte du découpage territorial de la CGT-FO.

     Aucun site ou blog académique, ni aucune adresse de messagerie académique n'ont été créés par le SNFOLC62 et le SNFOLC59..     

 

Les coordonnées du SNFOLC Pas-de-Calais :

SNFOLC 62 / Union Départementale FO 62

10 avenue Van Pelt / 62303 Lens cedex

Tél : 03 21 78 10 77 / Fax : 03 21 69 88 09

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CS 90022

59045 Lille cedex

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Fax : 03 20 58 02 94

mél : snfolc59@wanadoo.fr ("SNFOLC Lille")

 

Lien vers blog SNFOLC 59 ("SNFOLC Lille")

 

    Site FO

La société malade de la finance : leur dette publique est illégitime et doit être annulée

marianne baudet Soulcié Fakiraffiche fo contre austerité en Europe du déficit à l'austérité CharbTous grecs

Manif austerité

Se libérer de la finance

Leur crise notre dette

Nous sommes tous grecs

affiche fo austerite stop

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Syndicaliste FOLC

  

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   Carrière CPGE 2012-2013 

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   Vérifier son VS   

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Evaluation des enseignants

  Evaluation enseignants analyse SNFOLC 

  L'évaluation, technique managériale d'oppression

 

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  Stagiaires mutations (2) 2012-2013    

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Vote FO 

Réformes désastreuses dans l'enseignement

Mercredi 24 avril 2013 3 24 /04 /Avr /2013 20:00

 

 

 

 

OUI au baccalauréat,

premier grade universitaire,

examen national, ponctuel et anonyme.

 

NON à la destruction du baccalauréat !

NON au baccalauréat maison !

 

 

 

 

            Le ministre V. Peillon annonce dans sa circulaire de rentrée 2013 qu’il ne touchera pas à la réforme Chatel du lycée.

 

            Il confirme ainsi:

 

■ Que les épreuves de langue vivante en contrôle continu introduites pour le baccalauréat 2013 (BO de novembre 2011), se poursuivront en 2014.

 

■ Que les demandes des personnels, exprimées partout, sont repoussées.

 

■ Que se met en place, par-dessus tout cela,  une continuité entre le lycée et l’université (continuum bac -3 ; bac +3).

 

            Pour le SNFOLC, il s’agit bien de la poursuite d’une même volonté : faire disparaître le baccalauréat, premier grade universitaire, examen terminal, national, anonyme et ponctuel.

 

 

L’introduction du contrôle en cours d’année permet :

 

-        d’économiser des examinateurs, des correcteurs, des jurys, des sujets ;

 

-        de supprimer toute rémunération liée au passage des examens (corrections de copies, interrogations ponctuelles, surveillance des épreuves) ;

 

-        de soumettre les professeurs à toutes les pressions possibles ;

 

-        d’utiliser les professeurs des autres disciplines comme auxiliaires pour le déroulement des épreuves ;

 

-        de supprimer l’examen national qu’est le baccalauréat, au profit d’épreuves maison ;

 

-        de supprimer deux semaines de vacances, le projet de loi d’orientation ne prévoyant le maintien des 36 semaines de cours que pour la seule année scolaire 2012-2013 ;

 

-        de passer tout de suite à un contrôle des compétences tout au long du nouveau cycle du projet de loi Peillon.

 

 

            Le contrôle en cours d’année c’est aussi la voie ouverte au rapprochement des trois lycées vers un lycée unique et l’alignement sur le passage de tous les diplômes sous contrôle en cours de formation (CCF).

 

            Les épreuves en cours d’année en langue ont démontré cette année, à tous les professeurs de lycée, la surcharge de travail pour des épreuves non anonymes, conçues et corrigées par la même personne, le professeur de la classe, qui interroge et corrige ses propres élèves. Les épreuves ont été organisées établissement par établissement, avec le matériel du bord, amputant les heures de cours alors que celles-ci ne sont déjà plus que de deux heures hebdomadaires. Les professeurs, hors de leur obligations réglementaires de service, ont dû travailler gratuitement.

 

            Le contrôle en cours d’année en langue en 2013, c’est le fer de lance pour casser le « fameux » baccalauréat comme l’a dit le ministre le 24 février sur BFM.

 

            Le contrôle en cours d’année, c’est le baccalauréat maison, personne n’en veut !

 

 

Télécharger la pétition du SNFOLC en défense du bac

  pdf9

 

 

 

 

 

Mardi 19 mars 2013 2 19 /03 /Mars /2013 17:00

 

 

 

 

 

La loi d’orientation Peillon prépare

la dénationalisation de l’enseignement

et sa territorialisation

 

  

 

Education nationale

ou

« éducation territoriale » ?

 

 

 

 

            Le projet de loi Peillon, sous couvert de servir l’intérêt des élèves, confirme les craintes exprimées par la FNEC-FP FO. Il s’articule en effet avec le projet de loi de décentralisation (« acte III de la décentralisation ») et avec le décret sur les rythmes scolaire.

 

            Faire de nous des « profs de socle » dans les « territoires », pourrait résumer les intentions ministérielles. Nos statuts et obligations de service seraient alors très vite emportés par la « refondation » de l’Ecole.

 

 

            La loi de Peillon est une véritable bombe à fragmentation

 

            De la même manière que la loi Fillon d’avril 2005, la loi Peillon de « refondation de Ecole » pose un cadre législatif très large ouvrant la porte à une multitude de décrets d’application.

 

            Or, le principe directeur de la loi Peillon est de permettre la redéfinition locale de tout ce qui auparavant était protégé par un cadre national.

 

            Les décrets permettraient de décliner la loi en autant de dérogations aux horaires et programmes nationaux, aux diplômes et aux statuts des personnels. Ainsi la loi Fillon, par son article 34 (intégralement maintenu dans la loi Peillon), a permis au ministre Chatel de décréter le recrutement des enseignants par le chef d’établissement, la dérogation aux horaires et programmes nationaux dans les ECLAIR. Le dispositif ECLAIR ne figure pas dans la loi Fillon, mais celle-ci le rend possible.

 

            Selon la même méthode, la loi Peillon ouvre la porte à des dérives beaucoup plus importantes. La lecture comparative avec la loi Fillon fait apparaître que la loi Peillon n’apporte aucune amélioration au cadre réglementaire mais enlève de nombreux principes de droit. Ainsi, la notion de scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans disparaît avec la loi Peillon. Derrière ces cadres réglementaires, il y a d’une part le droit à un égal accès des élèves à l’instruction, d’autre part les statuts des personnels.

 

 

            1 Le « projet éducatif territorial » (article 40 du projet de loi) ouvre une brèche dans le cadre national défini en heures de cours, avec emplois du temps hebdomadaires en correspondance avec les horaires et des programmes d’enseignement nationaux :

 

            « La réforme des rythmes doit agir comme un levier pour faire évoluer le fonctionnement de l’école autour d’un projet éducatif territorial et doit conduire à mieux articuler les temps éducatifs et les temps péri éducatifs et, par conséquent à coordonner les actions de l’Etat, des collectivités territoriales et des organismes oeuvrant dans le champ éducatif. » (annexe p36)

 

            Le « projet de loi territorial » est applicable, pour le 2nd comme pour le 1er degré, dès septembre 2013.

 

 

            2 Les enseignements et les activités péri éducatives seraient mis sur le même plan. Y interviendraient les collectivités, les associations, les fondations :

 

            « Des activités périscolaires prolongeant le service public de l'éducation, et en complémentarité avec lui, peuvent être organisées dans le cadre d’un projet éducatif territorial associant notamment aux services et établissements relevant du ministre chargé de l’Education nationale d’autres administrations, des collectivités territoriales, des associations et des fondations, sans toutefois se substituer aux activités d'enseignement et de formation fixées par l'Etat. » (art.40 du projet de loi).

 

            Le recours aux fondations, c’est l’ouverture au financement par les entreprises et à la multiplication des lycées « Mc Do » ou « Coca-Cola » et, pour ce qui est des associations, des établissements « Croix rouge » ou « Emmaüs »…

 

 

            3 La collectivité partenaire est cosignataire du contrat d’objectifs (article 38).

 

            Elle n’est plus seulement informée ni consultée : « Il [le CA] se prononce sur le contrat d’objectifs conclu entre l’établissement, l’autorité académique et, le cas échéant, la collectivité territoriale de rattachement.».

 

            C’est la raison pour laquelle les représentants de la région ou du département seront plus nombreux dans les conseils d’administration (art. 37 du projet de loi). L es personnels et les enseignements sont donc placés de facto sous la double tutelle Etat-collectivité. Selon le principe « qui paye commande », ils devront rendre des comptes à chacune. Si la col- lectivité engage sa signature, elle contrôlera dans une logique de résultats.

 

 

            4 Les locaux des collèges et lycées seraient mis à disposition, hors utilisation par la formation initiale, des entreprises ou des organismes de formation par les collectivités qui en sont propriétaires. Un pas de plus dans la décentralisation, l’école n’est plus le lieu réservé à l’instruction mais un bâtiment à rentabiliser.

 

 

            5 Réduction d’heures par l’indifférenciation LP et lycée en seconde : le 16 octobre, lors de la séance de négociations, le ministre a déclaré : « une nouvelle réforme des LP se traduira par une nouvelle seconde indifférenciée »

 

            C’est un pas vers la 2nd indifférenciée et le lycée unique …

 

 

            6 Les lycées professionnels ou les campus des métiers ?

 

            Le rapport annexé à la loi Peillon annonce : « Ces campus pourront accueillir différentes modalités de formation (statut scolaire, apprentissage, formation continue, validation des acquis de l’expérience) et organiser des poursuites d’études supérieures et des conditions d’hébergement et de vie sociale. » (p. 38 annexe de la loi). Les lycées et LP deviendraient des plates-formes de formation tous publics (mêlant, y compris dans les mêmes classes) élèves, apprentis et adultes, la région ayant la main sur deux d’entre eux…

 

            Que deviennent les enseignants de STI, ainsi que les collègues PLP, dans un tel cadre ?

 

            7 Dans les collèges, des enseignements complémentaires peuvent prévoir des stages en entreprise (p36) et les classes rattachées aux LP (prépapro) disparaissent.

 

 

 

Transfert des lycées professionnels

 

et de l’orientation aux régions

 

 

 

            Peillon casse l’Education nationale

 

 

            Pour les lycées professionnels :

 

            « Chaque année, la région arrête la carte régionale des formations professionnelles initiales conformément aux choix retenus par la convention mentionnée au deuxième alinéa du présent article et aux décisions d’ouverture et de fermeture de sections d’apprentissage qu’elle aura prises. » (Article 16 bis dprojet de loi Peillon)

 

            Renonçant à traiter le dossier des LP dans le cadre du projet de loi de décentralisation (« Acte III »), le ministre Peillon a décidé le 12 décembre au soir de le réintégrer dans son projet de loi pour mieux les sortir de l’Education nationale.

 

 

            Pour l’orientation scolaire et les CIO :

 

            Les COP seraient placés sous double tutelle ou mis à disposition de la région. D’ailleurs, le terme de « conseiller d’orientation psychologue » disparaît du projet de loi.

 

            On lit en revanche : « Les personnels relevant du service public de l’orientation tout au long de la vie sont transférés aux régions dans les conditions prévues par le 1 de l’article 50 » (article 17 du projet de loi sur l’acte III de la décentralisation) sous prétexte qu’il s’agit de s’adapter « aux besoins prévisibles de la société, de l’économie et de l’aménagement du territoire » (article 23).

 

 

 

Loi Peillon le projet

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Le socle commun et la loi d’orientation

menacent les statuts

 et la profession d’enseignant

 

 

 

Allons-nous devenir professeurs de socle ?

Faudrait-il être prof de tout, prof de rien…

… et combien d’heures par semaine ?

et avec des traitements toujours bloqués ?

 

 

 

 

            Le ministre entend refonder non seulement l’école mais aussi le « métier d’enseignant », c’est à dire changer la nature de nos missions et mettre en cause nos obligations de service statutaires.

 

            Faire de nous des « profs de socle » dans les « territoires », pourrait résumer les intentions ministérielles.

 

            Dans ce cadre, nous seraient demandées des activités incompatibles avec nos actuelles obligations de service ; si bien que le projet de loi d’orientation n’annonce rien moins que la refonte de nos statuts et de nos obligations réglementaires de service (ORS).

 

 

            Le lundi 10 décembre, sur RMC, Vincent Peillon se déclarait prêt à parler argent… mais...

 

            ... « en changeant aussi la nature du métier. […]. Ma porte est ouverte, je suis prêt à partir de janvier à ouvrir la grande négociation qui n’a jamais eu lieu dans ce pays sur la refondation du métier d’enseignant. Il y aura bien entendu les contenus. Qu’est-ce qu’on fait quand on enseigne, on vient de mettre en place les écoles, la deuxième phase c’est les carrières, le développement de carrière… » ...

 

            ... « Vous prenez le modèle allemand, qu’est-ce qui se passe en Allemagne ? Les professeurs travaillent en moyenne 25 heures par semaine, 50 % de plus que notre temps de travail dans le secondaire. Ils enseignent souvent deux disciplines, les chefs d’établissement eux-mêmes enseignent. Alors pourquoi garde-t-on uniquement le salaire et pas tout ce qui justifie le salaire ? »

 

            Que deviennent les statuts et les ORS?

 

            Le rapport de l’inspection générale sur les livrets de compétences, se concluait par l’apologie du socle et maintenait le LPC simplifié en précisant :

 

            « Objectif central de la scolarité obligatoire, le socle commun doit être acquis par tous dans une personnalisation des parcours scolaires. Cette personnalisation fondée sur une approche pédagogique implique, sur la base d’un diagnostic, une refonte du concept même de parcours et de l’unité classique de lieu et de temps héritée des collèges Jésuites (une heure, une salle, une discipline, un groupe-classe avec son professeur). Elle ne peut être pensée en termes de dispositifs et a donc ses retombées en termes d’organisation : la réorganisation qui découlera de cette approche devra traverser et transcender les dispositifs, quels qu’ils soient, et s’appuyer de plus en plus sur une nouvelle représentation de la notion de cursus, de groupe, de niveau d’enseignement, de calendrier et d’emploi du temps. » (annexe du projet de loi Peillon)

 

            Le ministre précise ses intentions dans le projet de « Référentiel de compétences professionnelles de l’enseignant »

 

            « Confronter ses pratiques à celles de ses collègues, coopérer avec eux dans la mise en place de projets interdisciplinaires, participer à l’élaboration d’actions, de travaux et d’évaluations collectifs. Pour remplir la mission assignée à l’école, l’enseignant agit en partenariat avec les parents d’élèves et les partenaires extérieurs. En particulier, il participe aux rencontres auxquelles les parents d’élèves sont associés au sein de l’école ou de l’établissement, il contribue aux actions éducatives, sportives et culturelles, notamment artistiques et scientifiques, en collaboration avec les partenaires qualifiés dans les champs concernés. Pour l’enseignement professionnel, il inscrit aussi son action dans le cadre des partenariats avec le monde économique et professionnel. »

 

            Tout conduit à une augmentation du service : Ecole du socle / Conseil école-collège / Echanges de services / Conseil pédagogique. Un alignement des professeurs des lycées et collèges sur les professeurs des écoles est à craindre.

 

            Au nom de l’acquisition du socle commun, un cycle CM2 / 6ème est créé. L’article 36 rend possible les échanges de services entre professeurs des écoles et certifiés et agrégés. Il met les enseignants du collège (qui assurent 18h de service) à disposition de l’école (où les PE assurent 24h de service) et inversement par le recours au conseil école-collège :

 

            « chaque collège et les écoles dont les élèves résident dans la zone de desserte du collège déterminent conjointement des modalités de coopération et d’échange ». Le conseil école-collège propose au conseil d’administration du collège et aux conseils des écoles que certains enseignements ou projets pédagogiques soient communs à des élèves du collège et des écoles. Une fois décidés, ils sont « mis en œuvre dans les collèges sous l’autorité du chef d’établissement et dans les écoles sous la responsabilité des directeurs d’école.»

 

             « Les modalités de mise en œuvre et de suivi de cette coopération et de ces échanges sont inscrites dans le projet d’établissement du collège et dans le projet des écoles concernées. »

 

            Le projet d’établissement impose localement des obligations qui dérogent aux obligations de services statutaires des enseignants.

 

 

            Le livret de compétences

 

            Il est consacré comme l’outil du socle aussi bien pour le DNB que pour le BAC (l’article 34 introduit le contrôle des « compétences» au Bac.

 

            Il n’est pas remisé au placard puisque ce sont les compétences qui prennent le pas sur les connaissances.

 

            « La difficulté d’évaluer les élèves avec des dispositifs lourds et peu coordonnés entre eux » (exposé des motifs de l’article 6) est pointée pour faire évoluer la « notation sanction » vers « une évaluation positive simple et lisible valorisant les progrès » (rapport annexé). Ce qui se traduit, pour le DNB, par une menace transparente :

 

            « L’évolution du socle commun nécessite en effet de repenser le rôle de ce diplôme, qui intervient au terme de la scolarité obligatoire et de l’acquisition théorique du socle. » (motifs article 32)

 

            Le DNB ne consisterait plus qu’en une vaste validation sans distinction de disciplines. Et le baccalauréat ? Sous les mêmes prétextes, ne faut-il pas s’attendre à une tentative de généraliser le CCF ? Pour atteindre le socle, on casse le thermomètre !

 

 

            Lycée : la réforme Chatel maintenue et aggravée

 

            Toutes les réformes antérieures (lycée, STI, masterisation) sont confirmées.

 

            Le baccalauréat sera redéfini et une nouvelle réforme est annoncée :

 

            « A partir de 2014, des évolutions substantielles seront menées. Elles porteront notamment sur des pratiques pédagogiques innovantes (travaux personnels encadrés en terminale, projets interdisciplinaires, amélioration de l’accompagnement personnalisé…) l’aide à l’orientation et l’articulation avec l’enseignement supérieur et sur des parcours plus diversifiés et des séries rééquilibrées. » (p. 38).

 

            Au lieu de rétablir les heures de cours supprimées, V. Peillon poursuit leur suppression. La seconde deviendrait un palier d’orientation entre les 3 filières générale, technologique et professionnelle.

 

 

            Le Bac

 

            Son objectif devient : « expliciter les objectifs du diplôme, communs aux trois voies : sanctionner une culture et des compétences » (art. 34).

 

            « Il comporte la vérification d’un niveau de culture défini par les enseignements des lycées, ainsi que le contrôle des connaissances et des compétences dans des enseignements suivis par l’élève en dernière année. »

( art.34)

 

            Le contrôle des « compétences » est introduit dans le Bac.

 

 

            Rythmes scolaires : un allongement du temps de travail des enseignants

 

            « La durée de l’année scolaire reste fixée à 36 semaines à la rentrée 2013. Elle pourra évoluer au cours des prochaines années. » (p. 36 annexe à la loi).

 

            La menace est claire, sans compter la campagne médiatique contre nos vacances !

 

 

          Incroyable : les programmes d’enseignement, de la maternelle à la Terminale, ne seraient plus annuels et changeraient de nature

 

            Dans la loi Peillon, il n’y a plus de progression « annuelle » des programmes nationaux mais une progression « régulière » (article 18).

 

            Lisons l’article 19 : « Les programmes définissent les connaissances qui doivent être acquises au cours du cycle, les compétences attendues et les méthodes qui doivent être assimilée. Ils constituent le cadre national au sein duquel les enseignants organisent leurs enseignements en prenant en compte les rythmes d’apprentissage de chaque élève »

 

            Le mot « essentielles » a été retiré à « connaissances » et les « compétences attendues » sont introduites dans les programmes.

 

            Le cadre des programmes nationaux par disparaît. Avec, par exemple, le cycle CM2 / 6ème, à cheval donc sur le 1er et le 2nd degré, la disparition du cadre du programme annuel par niveau de classe va de pair avec les échanges de services entre professeurs des écoles et certifiés ou agrégés.

 

            Dans le même temps, les établissements disposeraient « d’une marge de manœuvres dans la gestion de leur dotation afin que les équipes pédagogiques puissent concevoir des actions pédagogiques et des parcours scolaires favorisant la réussite de tous » (annexe p. 37).

 

            Sous couvert de pédagogie, toujours plus d’autonomie pour déroger aux horaires et aux programmes nationaux.

 

            Et si les programmes ne sont plus annuels, la porte est ouverte aux horaires globalisés, annualisés.

 

            Les programmes n’incluraient plus l’acquisition de connaissances, ils seraient redéfinis sur la base des compétences. La loi renverse le principe : les compétences ne font plus partie des enseignements, ce sont les enseignements qui concourent à acquérir les compétences. « La scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l’acquisition d’un socle commun de connaissances, de compétences et de culture, auquel contribuent l’ensemble des enseignements dispensés au cours de la scolarité. » (article 6).

 

            Le ministre a beau avoir ajouté « et de culture » au socle commun, l’ensemble du projet est construit avec les compétences comme principale référence.

 

            Pour se conformer aux engagements européens, les programmes d’enseignement et l’évaluation des élèves seraient repensés à l’aune du socle commun et des compétences (exposés des motifs de la loi p. 4) Les éléments constitutifs du socle seraient définis par un décret. On retrouve la soumission aux engagements européens (que reconnaît l’exposé des motifs p.2) de développer les compétences au nom de l’employabilité tout au long de la vie (cf: http://ec.europa.eu/education/lifelong-learning-policy/treaty_fr.htm ).

 

 

          Le tout numérique

 

            Ce n’est pas assez remarqué, dit et écrit. Le vocable « numérique » pour le seul projet de loi d'orientation 2013 apparaît 18 fois dans l'exposé des motifs de la loi, 8 fois dans les articles de la loi elle-même et ... 34 fois dans le rapport annexé à la loi.

 

            A tel point que cette inscription obsessionnelle du projet Peillon dans l’idéologie du tout informatique nous semble aussi frappante que la volonté affichée de territorialiser l’enseignement ; à tel point encore que s’il s’agit bien de refondre l’école, l’enseignement fondu et refondu pourrait bien n’être que virtuel.

 

 

 

Loi Peillon le rapport annexé

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La loi d’orientation et le socle commun

contre la transmission des connaissances

 

 

Le projet de loi d’orientation

et le socle commun

sont des machines de guerre

contre l’enseignement disciplinaire

et la transmission des connaissances

 

 

 

 

            « Le socle devient le principe organisateur de l’enseignement obligatoire » (rapport annexé, page 31). « Le collège unique est un principe essentiel pour conduire tous les élèves à la maîtrise du socle commun… le collège unique à la fois comme élément clé de l’acquisition, par tous, du socle commun et comme creuset du vivre ensemble. » (rapport annexé)

 

 

            Les « nouveaux contenus d’enseignement » : parcours de découverte du monde économique et professionnel (rentrée 2015 de la 6ème à la 3ème), « éducation aux médias numériques » ; « enseignement moral et civique » ; « l’éducation artistique et culturelle » ; « parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde économique » ont comme point commun de ne plus appartenir à une discipline mais de toutes les traverser. Ils s’ajoutent aux enseignements antérieurs comme l’histoire des arts. L’enseignant n’est plus professeur de sa discipline mais prof de socle commun. Ce à quoi prépareront les ESPE qui doivent « encourager le développement de projets transversaux et interdisciplinaires », préparer au métier d’enseignant et non plus à enseigner une discipline.

 

            Si les enseignants échangeaient leurs services avec les professeurs des écoles, cela occasionnerait une charge de travail supplémentaire, une réunionnite aiguë, une redéfinition des services et du temps de travail.

 

 

            Les professeurs d’EPS

 

            Dans la loi Peillon, le socle est le seul horizon, le DNB n’atteste donc plus « la maîtrise des connaissances et des compétences définies à l'article L. 122-1-1 », il n’intègre donc plus « les résultats de l'enseignement d'éducation physique et sportive ». Ces formules ainsi retirées permettent de valider par le DNB tout et n’importe quoi. Le DNB devient une validation globale et non plus par discipline Dans le cadre de l’école du socle, les PEPS peuvent intervenir aussi bien dans les 1er que le 2nd degré.

 

            Dans le plan national de développement du sport scolaire, parmi les 101 propositions, celles qui concernent la gestion des AS conduisent toutes au désengagement de l’Etat. Les difficultés de financement rencontrées par les AS risquent de remettre en cause leur existence et les 3 heures de service du forfait AS intégré au service des enseignants d’EPS.

 

            « Des activités sportives sont proposées à tous les élèves volontaires, notamment dans les territoires prioritaires, tout au long de l’année en complément des heures d’éducation physique et sportive. Ces activités doivent avoir un sens pédagogique autour des valeurs transmises par le sport comme le sens de l’effort et du dépassement de soi, le respect de l’adversaire et des règles du jeu. » (p. 46 annexe)

 

 

            Les professeurs d’arts plastiques et d’éducation musicale

 

            Ces disciplines sont directement menacées. Dans la loi Peillon, le terme « enseignements artistiques » disparaît au profit de « l’éducation artistique et culturelle » (article 9) qui n’est donc pas nécessairement « enseignée ». De même, « création et techniques » disparaissent pour leur substituer créativité et pratiques. Le mot « disciplines » disparaît carrément .

 

            Mise « en place d’une véritable éducation artistique et culturelle tout au long de la scolarité des élèves ». Volonté « d’adopter une approche globale d’éducation, artistique et culturelle, qui couvre l’ensemble des enseignements mais aussi les actions éducatives qui les complètent sur les temps scolaire et péri scolaire » « Ce parcours peut s’inscrire dans le cadre d’un partenariat avec les collectivités territoriales et les organismes œuvrant dans le domaine artistique et culturel. » (art 9, exposé des motifs).

 

            La distinction entre l’enseignant, l’animateur et l’intervenant extérieur devient difficile tout autant que la définition du temps de travail de l’enseignant.

 

            Ces enseignants peuvent intervenir indistinctement en école comme en collège.

 

 

            Les professeurs de technologie

 

            D’un côté, l’enseignement au numérique envahit tous les programmes : « La formation à l’utilisation des outils et des ressources numériques est dispensée progressivement à l’école, au collège et au lycée. Elle s’insère dans les programmes d’enseignement et peut également faire l’objet d’enseignements spécifiques.» (article11)

 

            De l’autre, les « enseignements de technologie et d’informatique» sont remplacés dans la loi par une section consacrée à « la formation à l’utilisation des instruments et des ressources numériques ». Il ne reste dans la loi que « l’initiation technologique » (art 31) complétée par « l’éducation aux médias numériques ».

 

 

            Les professeurs d’histoire-géographie

 

            L’enseignement moral et civique est introduit. Il s’agit « d’introduire un objectif de développement du sens moral et de l’esprit critique de l’enfant, là où la rédaction actuelle a une approche fondée principalement sur l’acquisition des connaissances et des instruments du savoir. »

 

Cette modification fait glisser l’éducation civique de l’enseignant d’histoire à tous les enseignants tout comme l’éducation aux médias numériques.

 

 

 

La loi de Peillon est une bombe à fragmentation

 

 

            De la même manière que la loi Fillon d’avril 2005, la loi Peillon de « refondation de Ecole » pose un cadre législatif très large ouvrant la porte à une multitude de décrets d’application.

 

            Or, le principe directeur de la loi Peillon est de permettre la redéfinition locale de tout ce qui auparavant était protégé par un cadre national.

 

            Les décrets permettraient de décliner la loi en autant de dérogations aux horaires et programmes nationaux, aux diplômes et aux statuts des personnels. Ainsi la loi Fillon, par son article 34 (intégralement maintenu dans la loi Peillon), a permis au ministre Chatel de décréter le recrutement des enseignants par le chef d’établissement, la dérogation aux horaires et programmes nationaux dans les ECLAIR. Le dispositif ECLAIR ne figure pas dans la loi Fillon, mais celle-ci le rend possible.

 

            Selon la même méthode, la loi Peillon ouvre la porte à des dérives beaucoup plus importantes. La lecture comparative avec la loi Fillon fait apparaître que la loi Peillon n’apporte aucune amélioration au cadre réglementaire mais enlève de nombreux principes de droit. Ainsi, la notion de scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans disparaît avec la loi Peillon. Derrière ces cadres réglementaires, il y a d’une part le droit à un égal accès des élèves à l’instruction, d’autre part les statuts des personnels.

 

 

 

Contre la loi d’orientation de V. Peillon

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  Autre argumentaire contre la loi

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Dimanche 10 mars 2013 7 10 /03 /Mars /2013 17:15

 

 

 

 

 

Pourquoi le SN-FO-LC revendique

l’abandon du projet

de refondation de l’Ecole

et de la loi d’orientation

de Vincent Peillon

 

 

 

 

            L’objectif central du projet de loi Peillon s’inscrit dans la décentralisation et la territorialisation de l’Ecole. Pour l’Education nationale, il contrevient au principe inscrit dans le point 13 du préambule de la Constitution française : « La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.»

 

 

            De façon concrète et immédiate, pour les enseignants, que faut-il attendre du ministre Peillon dès la prochaine rentrée 2013 ?

 

            Nos revendications ignorées : les effectifs seront aussi chargés, les groupes non rétablis, on nous demandera encore de remplir les Livrets de compétences. Les épreuves de langues en contrôle continu pris sur le temps de cours et l’accompagnement pédagogique continueront d’amputer le temps d’enseignement. Quant au dispositif ECLAIR, il est maintenu.

 

            En revanche, du fait de la réforme Peillon : démolition progressive des droits collectifs aussi bien pour les élèves (droit aux congés, droit d’égal accès à l’instruction et à la formation, au diplôme) que pour les personnels enseignants (respect du statut et de la liberté pédagogique).

 

            Reprenons en détail l’analyse des textes et déclarations ministériels à partir de nos revendications.

 

 

          Aucun allongement du temps de travail !

 

          Pas de réduction des congés d’été !

 

          Respect des décrets du 25 mai 50 : nos obligations de service doivent rester définies en maxima hebdomadaires d’heures de cours disciplinaires !

 

 

            La réforme des rythmes scolaires, ce serait deux semaines de travail en plus dans les collèges, les écoles et les lycées.

 

            L'annexe du projet de loi d'orientation indique que la durée de l'année scolaire n’est pas modifiée pour 2013 mais « pourra évoluer au cours des prochaines années ». Le calendrier des années scolaires qui est publié à chaque fois pour 3 ans ne l’est pas au-delà de 2013 et le ministre

a déclaré :

 

            « Je pense qu'il faut aller vers deux semaines de cours en plus … Il faut au moins aller à 38 [semaines] », alors qu'actuellement, « on est à 36 [semaines], en réalité 35 avec les ponts » (le 17 février sur France 5).

 

            « Nous devons être capables d’avoir un zonage l’été, deux zones, et nous devons être capables d’avoir six semaines, c’est suffisant » (le 24 février sur BFMTV).

 

            La réforme des rythmes scolaires concerne les collèges comme les lycées : « Nous aurons à notre programme le rapprochement des trois lycées, l'organisation plus précise du bac-3/bac+3 et la réforme des rythmes scolaires pour le collège et pour le lycée » (V. Peillon, 3 février lors du 10e congrès des élus lycéens).

 

            « Nous commençons par l’école, il faudra continuer avec les collèges et les lycées et puis il faudra faire l’année scolaire » (le ministre, 24 février sur BFMTV) ;

 

            « Sont concernés par ces activités les enfants et adolescents scolarisés à l’école maternelle et élémentaire et au collège. » (étude d’impact de la loi Peillon, p.58 )

 

 

            Abandon des contre-réformes Chatel, en particulier la réforme du lycée !

 

          Maintien des 3 filières !

 

          Oui aux épreuves terminales et anonymes, non au CCF !

 

          Défense du baccalauréat comme diplôme national !

 

          Non au corps unique, respect des statuts particuliers de certifié, agrégé, PLP,…

 

 

En lycée, la loi Peillon ce serait :

 

            - le Bac « maison » en CCF

 

            - la seconde indifférenciée générale, technologique et professionnelle

 

            - les régions qui décident en matière de formation professionnelle initiale

 

 

            Les déclarations du ministre sont sans ambiguïté contre le « fameux baccalauréat » et une réforme « restée au milieu du gué ».

 

            Le zonage des grandes vacances signifierait la fin du baccalauréat :

 

            « ça va nous obliger à revoir les examens, et en particulier, le fameux baccalauréat, qui occupe les locaux d’un certain nombre d’établissements très tôt dans le mois de juin » (le 24 février sur BFMTV).

 

            Le ministre veut remplacer les épreuves terminales, nationales et anonymes du Bac par le contrôle en cours de formation (le CCF) Cette année, les enseignants de langues vivantes sont à la fois les concepteurs, les évaluateurs, les organisateurs et les responsables dans chaque établissement des épreuves orales du bac. C’est la négation du cadre national. Ils font passer l’épreuve sur leurs propres heures de cours. Qui peut croire que seules les LV seront concernées par cette réforme ?

 

            La seconde indifférenciée mêlerait les élèves de 2nde générale, technologique et professionnelle. Cela signifie : regroupement des enseignements généraux, classes plus chargées, publics totalement hétérogènes et … économie de postes dans ces disciplines. Si le PLP et le

certifié peuvent instruire tous les publics, les statuts des enseignants sont remis en cause et le ministre avance vers la fusion des corps et l’effacement de leur spécificité.

 

            Les « campus des métiers » (p. 38 annexe de la loi) « pourront accueillir différentes modalités de formation (statut scolaire, apprentissage, formation continue, validation des acquis de l’expérience) et organiser des poursuites d’études supérieures et des conditions d’hébergement et de vie sociale. ». Là non plus, la distinction PLP, certifié, agrégé n’a plus lieu d’être… La fusion des disciplines de STI n’est-elle pas un dangereux précédent ?

 

 

Non au socle commun, non à l’école du socle !

Les programmes doivent rester nationaux !

Respect de la liberté pédagogique !

 

 

            Le conseil écoles-collège conduirait à un rapprochement structurel des deux niveaux entraînant services partagés, enseignements communs, surcharge de travail ;

 

            Le projet de loi Peillon généralise l’école du socle, le rapprochement structurel écoles et collèges.

 

            Le ministre lui-même l’écrit : « l’école du socle conçue comme une association, dans un même ensemble, du primaire et du collège » (Refondons l’école p.114)

 

            L’article 18 du projet de loi modifie les programmes. Ils ne sont plus annuels mais par cycle. Il s’articule avec l’article 40 de la loi qui impose un cycle CM2-6ème (Refondons l’école p.116 « nous créerons un cycle qui regroupera le CM2 et la 6ème »). Enfin l’article 36 de la loi Peillon institue un conseil école-collège chargé de mettre en route les échanges d’enseignements entre les écoles et le collège du même secteur :

 

            « Pour renforcer le lien entre l’école et le collège et mieux assurer la continuité dans l’acquisition du socle commun, il est prévu de mettre en place un cycle CM2-6ème. La création de ce cycle va conduire à ce que tous les collèges et leurs écoles de rattachement déterminent des modalités de coopération et d’échanges. Pour cela, un conseil école/collège est institué dont la mission sera de proposer des actions de coopération et d’échange, notamment par des enseignements ou projets pédagogiques communs. » (étude d’impact de la loi p.43) ;

 

            Echanger des enseignements, ce serait échanger des enseignants ! Pour coordonner la mise en oeuvre des programmes dans le cadre d’un cycle à cheval sur le collège et les écoles du secteur, il faudrait multiplier les réunions. Après les cours du mercredi matin dans leur école ou leur collège,

l’après-midi serait dévolu aux réunions inter-degrés.

 

            Les emplois du temps et les services des professeurs de collège deviendraient modulables au gré des Projets Educatifs Territoriaux Pour échanger les enseignements, les horaires des écoles et du collège de secteur doivent s’aligner ainsi que leur pause méridienne. Cela signifie notamment un allongement de la journée de cours en collège, donc plus de temps de présence pour les enseignants des collèges.

 

            Les professeurs de 6ème et les professeurs principaux sont les premiers concernés. Ils auront certainement cours le mercredi matin pour être présents pour le conseil école-collège de l’après-midi.

 

            Les emplois du temps évolueraient nécessairement au gré des projets avec les écoles du secteur. Les échanges de services ne se limitant pas à une école, et comme toutes les écoles ne sont pas à proximité de chaque collège, les enseignants du collège qui participent à l’échange d’enseignement seront de facto à cheval sur le collège et une ou plusieurs écoles avec chacune son emploi du temps et son projet éducatif territorial. Cela ajoute de nombreuses contraintes pour leurs emplois du temps et par conséquent celui de tous les autres collègues.

 

            L’école du socle institue le complément de service et désintègre l’emploi du temps hebdomadaire.

 

            La loi Peillon, ce serait la désintégration des statuts nationaux, le retour de l’évaluation ;

 

            Une telle organisation (emplois du temps modulables et partagés, intervention par projet, ...) n’est pas compatible avec les statuts des enseignants et prépare le retour de l’évaluation des enseignants :

 

            « Je considère enfin que ce qui leur est demandé ayant changé, il faut être capable aujourd’hui d’ouvrir une grande négociation pour permettre la redéfinition du métier, c’est-à-dire des obligations de service, des déroulements de carrière, de l’évaluation des personnels et, bien entendu, de façon liée, des rémunérations » (V. Peillon, Refondons l’école, p.91)

 

            Ce qui existait sous forme d’expérimentations (école du socle) ou de dispositif ciblé (ECLAIR) serait en fait généralisé à toutes les écoles et tous les collèges de France. Ces échanges ne reposeraient pas sur le volontariat mais seraient imposés par la loi elle-même.

 

            Si les obligations de service nationales et les droits qui leur sont attachés (HSA, heures de labo, de cabinet, de chorale, ...) devaient être supplantées par le projet éducatif territorial et ses échanges d’enseignements et d’enseignants, ce serait le retour de l’évaluation du mérite individuel que préparerait V. Peillon.

 

            La liberté pédagogique n’y survivrait pas

 

            Avec des programmes qui ne sont plus annuels, les progressions et la liberté pédagogique comme les droits associés seraient subordonnés au Projet Educatif Territorial et au projet d’établissement.

 

 

            Nous sommes fonctionnaires d’Etat, pas les employés ni d’un projet éducatif territorial, ni d’un projet d’établissement !

 

            Dans le projet de loi Peillon, les programmes ne sont plus annuels, ils sont réduits au socle commun, aux compétences, au livret personnel de compétences : « Nous reverrons les modalités d’évaluation de ce socle et nous redéfinirons son articulation avec les programmes ». (Refondons l’école p. 115)

 

 

            Qui peut croire que les élèves vont plus et mieux travailler grâce à une telle loi ?

 

Le ministre annonce dans son livre publié le 13 février dernier :

 

            - l’allègement des programmes, donc des contenus, p.115

 

            - la prééminence des compétences sur les connaissances et sur l’évaluation chiffrée, p.121

 

            - la fin des redoublements (p.118 de Refondons l’école)

 

            - la fin des devoirs à la maison dans le 1er degré

 

            - le LPC et le socle commun comme « principe organisateur de la scolarité obligatoire ».

 

            - l’orientation sans COPsy (p.122 de Refondons l’école)

 

            Le ministre inscrit l'école dans une démarche où les « compétences » prendront progressivement le pas sur les connaissances. Le référentiel de compétences s'appliquerait à tous les professeurs et n'envisage les connaissances disciplinaires qu'à travers le prisme de l'interdisciplinarité, de la transversalité et/ou de relations inter-degrés. C’est dans ce cadre que seront formés les nouveaux stagiaires dans les ESPE (Ecole Supérieures du Professorat et de l’Education).

 

 

Non au transfert de l’orientation scolaire et des COP aux régions !

 

            Projet de loi de décentralisation (acte III : art 23 et 24) : La région « se voit par conséquent transférer ces derniers, y compris lorsqu’ils relèvent d’une autre collectivité territoriale, l’implication de cette dernière pouvant être conservée au travers d’une délégation de compétence. » (p.8 des motifs de la loi)

 

            « Art. L. 214-16-2. – Les centres d’information et d’orientation chargés d’accueillir les publics scolaires et non scolaires sont des services non personnalisés du conseil régional qui en détermine les missions et en assure la construction, la reconstruction, l’équipement, la maintenance et le fonctionnement. » (...)

 

            « Lorsqu’ils exercent leurs fonctions dans les centres d’information et d’orientation, les personnels relevant du ministre de l’éducation nationale sont placés sous l’autorité de la région, dans les conditions fixées par une convention conclue entre l’autorité académique et la région. »

 

            Au sein de l’établissement, la charge de l’orientation des élèves retomberait sur les enseignants.

 

            Ce serait la fin du service public d’orientation de proximité. Ce serait aussi l’ouverture au marché du conseil en orientation payant.

 

 

Télécharger l’analyse FO de la loi Peillon

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Télécharger une autre analyse FO de la loi

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FO gueulophone

Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 18:34

 

 

 

 

Le bac remis en cause

par Vincent Peillon

 

 

Sur le « fameux baccalauréat »,

les 6 semaines estivales

et leur zonage

 

 

 

 

Première annonce : nouvelle réforme du lycée et modification du calendrier scolaire

 

            Après le décret sur les rythmes scolaires largement rejeté par les professeurs des écoles, le 12 février, avec plus de 60% de grévistes, voilà que V. Peillon, annonce en direct sur BFM, le 24 février, des rythmes nouveaux au lycée et au collège calés sur le primaire : « nous commençons par l’école, il faudra continuer avec les collèges et les lycées et puis il faudra faire l’année scolaire ».

 

 

Deuxième annonce : réduction et zonage de la vacance estivale

 

            Le ministre prévoit de réduire les vacances scolaires de 2 semaines et de mettre en place des zones pour les vacances d’été.

 

 

Troisième annonce : le « fameux baccalauréat »

 

            Selon V. Peillon, « ça va nous obliger à revoir les examens, et en particulier le fameux baccalauréat, qui occupe les locaux d’un certain nombre d'établissements très tôt dans le mois de juin».

 

 

Mais n’y a-t-il pas eu déjà un ministre pour envisager ces réformes ?

 

            Le ministre Chatel mit en place un comité de pilotage présidé par Forestier (le même sera chargé par V.Peillon de remettre les conclusions de la refondation de l’école de la République). Conclusion du rapport remis à L. Chatel : des vacances d'été ramenées à 6 semaines au lieu de 8…

 

            C’est aussi à L. Chatel, que l’inspection des finances a remis en mars 2012  le rapport commandé qui préconise pour le baccalauréat « moins d’options, moins d’épreuves facultatives, des notes éliminatoires, plus de contrôle continu, plus de tronc commun ».

 

 

Changement ou continuité de la politique scolaire ?

 

            Dans la continuité, le projet de loi Peillon prévoit la réduction des vacances d’été (rapport annexe du projet de loi).

 

            Le projet de loi d’orientation maintient l’ensemble des réformes de son prédécesseur dont la réforme du baccalauréat appuyée sur la réforme des lycées qui introduit en 2013 le contrôle en cours de formation en langues. La «  reconquête du mois de juin » est reproduite à l’identique.

 

            Le ministre en adjoignant au baccalauréat l’adjectif « fameux » témoigne d’un inquiétant mépris envers le baccalauréat qu’il présente comme un obstacle à la réalisation de son projet de refondation scolaire.

 

            Le projet de loi vise par ailleurs à « sanctionner une culture et des compétences » avec « le contrôle des connaissances et des compétences en dernière année. » (art.34). Le contrôle des « compétences » suffirait en lieu et place du baccalauréat.

 

 

Un « fameux baccalauréat » dont nous nous souviendrons

 

            Nous, professeurs qui à longueur d’année donnons cours devant nos classes, dans les pires conditions, sans dédoublements, avec des niveaux différents, pour préparer les élèves au baccalauréat, ponctuel, anonyme, premier grade universitaire, colonne vertébrale de l’enseignement, apprécions les déclarations du ministre de l’éducation nationale.

 

            De même que nous apprécions le soutien sans faille apporté au ministre Peillon par des professionnels du tourisme qui expliquent que « les habitudes des français par rapport à leurs vacances changent. Aujourd’hui, le calendrier scolaire n’est pas adapté à ces nouveaux comportements. Ils proposent donc  «  Le raccourcissement des vacances estivales à 6 semaines avec l’instauration d’un zonage » (communiqué du 6.02.2013).

 

            Pour le SNFOLC, le « fameux baccalauréat » ne saurait se transformer en contrôle continu pour le caler sur des vacances zonées et réduites.

 

            Le projet du ministre est impensable pour les enseignants contraints de travailler dans des conditions dégradées, et la suppression de l’examen du baccalauréat est contraire à l’intérêt des élèves.

 

 

 

 

Lundi 25 février 2013 1 25 /02 /Fév /2013 23:25

 

 

 

 

 

          Les projets de lois d’orientation Peillon et Fioraso procèdent d’une intention commune, en liaison avec le projet d’acte III de la décentralisation, de régionalisation de l’enseignement (et de la recherche pour le supérieur) et de disparition du caractère national des diplômes

 

            La ministre Mme Fioraso avait annoncé dès sa prise de fonction qu’elle préparerait un projet de loi destiné à corriger la loi LRU et le Pacte pour la Recherche.

 

            Auditionnées par le Comité de Pilotage des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la Confédération Force Ouvrière et la FNEC-FP FO s’étaient clairement opposées à toute régionalisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et avaient fait part de leur exigence de rétablissement du cadre du service public républicain, rétablissement qui passe par l’abrogation de la loi LRU (Liberté et responsabilité des universités) et de la loi Pacte de la Recherche.

 

            Ce projet de loi au contraire s’oppose aux attentes des personnels. L’application de cette loi mettrait en grave danger l’Université laïque et Républicaine et la Recherche publique.

 

            Contrairement à ce que disait la Ministre en conclusion des Assises Nationale, il n’y a pas de consensus. Jean-ClaudeMailly vient d’ailleurs d’écrire àMadame Fioraso pour lui demander de la rencontrer afin de lui faire part des de l’appréciation de Force Ouvrière sur le projet de loi avant qu’il ne soit présenté au Conseil des Ministres.

 

            En effet ce projet maintient les dispositions essentielles de la LRU et du Pacte pour la Recherche

 

            Le transfert de la masse salariale des fonctionnaires d’Etat aux établissements, qui met les Universités en déficit, est maintenu.

 

            L’autonomie renforcée des universités aboutit à ce qu’en 2013, alors que la Ministre annonce la création de 1000 postes, les Universités décident d’en geler au moins 1500 postes, soit une diminution globale de 500.

 

            Cette loi organise la régionalisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en cohérence avec l’acte III de la décentralisation.

 

            Le budget et les postes sont affectés au niveau d’une trentaine de communautés d’université, qui répartiront les moyens aux dizaines d’établissements de la région.

 

            Comme l’a exprimé le cabinet de la ministre, une « stratégie [de l’ESR] sera décidée au niveau du site régional, et déclinée par les établissements et composantes au niveau des écosystèmes socio-économiques ».

 

 

            Les diplômes seraient régionalisés

 

            La combinaison de stratégie de site, s’appuyant sur l’arrêté licence de Mme Pécresse, qui place les représentants des « milieux socio-économiques » à tous les niveaux de l’enseignement (définition des diplômes, enseignement et équipes pédagogiques, jurys), et de « l’accréditation des établissements » qui vaudrait « habilitation » aboutirait à la régionalisation des diplômes qui n’auraient plus de nationaux que le nom. C’est l’introduction par la loi Peillon de cette accréditation qui a notamment motivé le rejet sans appel de cette loi par le CNESER.

 

 

          Cette loi organise la fin de la licence générale disciplinaire

 

            La loi définit la licence comme la « continuité des enseignements dispensés dans le second cycle de l’enseignement du second degré ». Elle devrait devenir pluridisciplinaire les deux premières années. Le choix d’une discipline serait reporté à la 3ème année de licence, et la maîtrise d’une discipline académique au cycle master.

 

 

          Parfaite cohérence entre la loi Peillon et la loi Fioraso

 

            La loi Peillon, avec la réforme des rythmes scolaires, organise la régionalisation de l’enseignement primaire.

 

            Les deux lois organisent le fameux « continuum bac-3 / bac.+3 », constitué d’un « socle de connaissances » au lycée, et d’une « spécialisation progressive » dans les premières années de licence. Pour FO, la remise en cause de l’enseignement des disciplines au lycée comme l’abandon de l’enseignement d’une discipline académique en licence générale sont inacceptables.

 

 

          Conséquence pour le baccalauréat, premier grade universitaire

 

            Alors qu’il garantissait l’acquisition de connaissances telles que les bacheliers soient aptes à se spécialiser dans une discipline académique et à la maîtriser au terme de 3 années de licence, la réforme lui fait perdre toute légitimité et utilité.

 

 

          Ce projet de loi menace également les BTS

 

            Le projet de loi donne une « priorité d’accès » aux titulaires d'un baccalauréat professionnel pour les BTS et aux titulaires d’un baccalauréat technologique pour les IUT ; il s’agit d’une logique d’exclusion des lycéens d’autres baccalauréats.

 

            Dans les conditions actuelles, il s’agit de remplacer des bacheliers qui peuvent réussir par des bacheliers qui courent à l’échec, à moins de revoir à la baisse les programmes pour maintenir des taux de réussite acceptables, ce qui remettrait en cause la qualité de ces diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives.

 

            Pour FO, il faut augmenter le nombre de places en BTS et IUT, et mettre en place des dispositifs de soutien permettant à la fois la réussite de tous et le maintien du niveau de ces diplôme.

 

 

          Ce projet de loi menace les Classes Préparatoires

 

            Il organise le « rapprochement » des Classes Préparatoires des Grandes Ecoles (CPGE) et des Universités par signature de « conventions » permettant notamment de faire payer des droits d’inscription aux lycéens, pour contribuer au renflouement des budgets des Universités.

 

            La transformation de l’enseignement des CPGE en enseignement universitaire, entre lycées et universités, introduction d’une initiation à la recherche avec la participation d’universitaires, remettent en cause l’objectif de préparation au concours. (...)

 

 

  

 

Jeudi 7 février 2013 4 07 /02 /Fév /2013 19:30

 

 

 

 

Projet de loi d’orientation

 

Le vrai visage du projet de la loi Peillon

selon le document législatif

de présentation du projet de loi :

 

« Etude d’impact réalisée par le ministère pour la présentation de la loi à l’assemblée nationale, document en date du 24 janvier 2013 »

 

Un bouleversement de l’institution scolaire

 

 

 

 

       I. La refondation de l’école : Articles 3, 4, 5,7.

 

Le socle conduit à la remise en question de la notation

 

« La garantie de tous les moyens nécessaires à l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture aura un effet favorable sur les résultats des élèves, réduira les sorties sans qualification, les écarts de réussite entre les élèves de l’éducation prioritaire et les élèves hors éducation prioritaire.

 

La garantie de l’acquisition du socle par tous les élèves sera favorisée par une révision de la conception et des composantes du socle, par l’évolution des modalités de notation des élèves et par la mise en place d’aides spécifiques pour les élèves en difficulté. »

 

Le socle partout et des programmes révisés en conséquence

 

« Les dispositions envisagées engendrent la rédaction de nouveaux programmes. Celle-ci sera précédée par la création du conseil supérieur des programmes prévue par l’article 20 du projet de loi et par la publication du futur décret définissant le socle commun.

 

Les dispositions relatives aux conditions de poursuite de la scolarité, à la scolarisation avant trois ans et à la prise en charge pédagogique des jeunes de plus de 16 ans sont indépendantes mais devront être ajustées aux contenus des programmes et aux procédures de validation du socle. »

 

 

       II. Parcours de l’élève

 

Plus de programme annuel, un programme de compétences dans un cycle

 

« La modification de l’articleL.311-1 du code de l’éducation remplace la notion de progression annuelle des programmes nationaux par celle de progression régulière. La référence à un cadre annuel est, en effet, perçue par certains enseignants du premier degré comme une contrainte contradictoire avec la politique globale des cycles qui autorise une certaine fluidité des parcours à l’intérieur d’un cycle. »

 

Réduction des redoublements

 

« L’articulation des cycles, des programmes et des dispositifs d’aide doit permettre une meilleure progressivité dans l’organisation du socle commun et une réduction des taux de redoublement à l’école et au collège. »

 

 

        III. Education artistique et culturelle- article 6 de la loi

 

Mise en place de partenariats extérieurs

 

« L’organisation d’un parcours en éducation artistique et culturelle tout au long de la scolarité des élèves doit en outre permettre de mettre en cohérence enseignements et partenariats, de les enrichir, de les diversifier notamment dans une perspective de complémentarité entre les temps scolaires et périscolaires (cf. article 46). »

 

Les professeurs d’arts plastiques sortent de leur mission statutaire d’enseignement par classe au profit « d’un parcours », 18 400 sont concernés.

 

« Disposition à modifier : remplacement à l’article L. 121-6 du code de l’éducation de la notion d’enseignements artistiques par celle d’éducation artistique et culturelle, et introduction de dispositions prévoyant l’accomplissement par l’élève d’un parcours artistique et culturel. »

 

Deux ministres prennent en chargent le parcours

 

« Les modalités de ce parcours seront définies conjointement par les ministres chargés de l’éducation nationale et de la culture. »

 

 

        IV. Les enseignements du Collège : article 33, 34, 36

 

Des conditions de travail modifiées : fin des 18H ? des 15 h ? Modulation des horaires d’enseignement !

 

« L’enjeu majeur, pour ce qui concerne le collège, consiste à faire évoluer cette étape décisive du parcours de l’élève pour en améliorer la performance. Cela suppose notamment de modifier les conditions d’organisation des enseignements au collège.

 

La loi pose le principe d’un enseignement commun au collège, nécessaire à l’acquisition par tous d’un socle commun de connaissance, de compétence et de culture. »

 

A chaque élève un parcours

 

« Elle affirme également la place centrale des approches pédagogiques différenciées et donne aux établissements la possibilité d’organiser sous leur responsabilité des enseignements complémentaires.

 

Le tronc commun assure l’égalité devant les enseignements fondamentaux, tandis que des enseignements complémentaires permettent de prendre en compte les spécificités des élèves. »

 

 

        V. Le baccalauréat-article 7

 

Socle et compétence pour le premier grade universitaire

 

« A partir de la session 2013, le baccalauréat, quelle que soit sa nature, contrôlera non seulement des connaissances mais également des compétences.

 

 «  Prendre en compte l’expression, commune aux trois baccalauréats, des objectifs de formation et d’évaluation sous forme de compétences et de connaissances. » «  Renforcer l’égalité de statut des trois baccalauréats »

 

 

        VI. Relations école-collège- article 40

 

Un nouveau cycle pour un travail commun hors des obligations statuaires de services

 

« Pour renforcer le lien entre l’école et le collège et mieux assurer la continuité dans l’acquisition du socle commun, il est prévu de mettre en place un cycle CM2-6ème.

 

La création de ce cycle va conduire à ce que tous les collèges et leurs écoles de rattachement déterminent des modalités de coopération et d’échanges. Pour cela, un conseil école-collège est institué dont la mission sera de proposer des actions de coopération et d’échange, notamment par des enseignements ou projets pédagogiques communs. »

 

 

        VII. Conseil d’Administration- article 42

 

La territorialisation des établissements du second degré : l’employeur devient la CT

 

« La nouvelle place de chacune des collectivités territoriales dans les conseils d’administration, plus conforme au rôle que chacune d’elles joue dans le fonctionnement des EPLE, permet une gestion plus efficiente des établissements et associe plus étroitement les collectivités territoriales à la vie des établissements.

 

« Cette modification tient également compte de la nouvelle place qui est faite dans la loi de refondation de l’école de la République aux collectivités de rattachement, qui sont cosignataires, avec l’EPLE et l’autorité académique, du contrat d’objectifs de l’établissement. La collectivité de rattachement sera donc plus étroitement associée à la politique éducative de l’établissement, ce qui est de nature à favoriser la réalisation des objectifs assignés dans ce domaine à l’EPLE. »

 

« La participation de la collectivité de rattachement au contrat d’objectifs, et non plus seulement sa seule information, permettra une mise en cohérence des objectifs et des actions de l’établissement. »

 

 

        VIII. Projet éducatif territorial et fonds spécifique – article 46 et 47

 

Pas qu’en primaire mais à toute l’école

 

« Est proposé d’introduire la notion de « projet éducatif territorial » dans le premier alinéa de l’article L. 551-1, afin d’organiser un partenariat pendant le temps périscolaire entre les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales, les partenaires associatifs, en prenant acte du caractère partagé de la fonction éducative (parents, institutions, associations). »

 

« Pour ce qui concerne le projet éducatif territorial, l’article L. 551-1 du code de l’éducation définit les activités périscolaires, qui sont un prolongement du « service public de l’éducation », sans toutefois se substituer aux activités d’enseignement. Sont concernés par ces activités les enfants et adolescents scolarisés à l’école maternelle et élémentaire et au collège. »

 

 

        IX. Dispositions relatives aux écoles supérieures du professorat et de l’éducation

 

La fin du disciplinaire

 

« L’éducation nationale française sélectionne les futurs enseignants sur la seule base de leurs mérites académiques et non de leurs compétences professionnelles. Elle néglige la préparation au métier pour l’organiser de manière « résiduelle » après le recrutement, ne formant pas les enseignants à être capables de faire classe. »

 

 

        Ajoutons :

 

Des professeurs qui échangent leurs services !

 

Le rapporteur de la loi à l’assemblée nationale le 11 mars qui souhaite préciser la liaison école-collège :

 

« la liaison essentielle, et il y a là une véritable révolution pédagogique, entre l'école élémentaire et le collège avec la création d'un cycle, et de structures qui permettent aux enseignants des écoles et de collège d'envisager de travailler ensemble »,

 

Un lycée unique :

 

Le 3.02 le ministre a déclaré:

 

«  Nous aurons à notre programme le rapprochement des trois lycées, l'organisation plus précise du bac-3/bac+3 et la réforme des rythmes scolaires pour le collège et pour le lycée ».

 

« Dès demain, je proposerai aux organisations syndicales d'ouvrir, parmi les grands chantiers de la refondation, la discussion sur le collège et de revenir sur la répartition des trois lycées - le lycée professionnel, le lycée technologique et le lycée général »

 

Des rythmes identiques en collège, école, lycée !

 

« La réforme des rythmes commence par le primaire, mais elle doit se poursuivre », indique Vincent Peillon. « Il doit y avoir aussi pour le collège et le lycée un changement », précise-t-il. Pour éviter que les collégiens aient « des journées surchargées », le ministre veut veiller à ce qu'il y ait des « emplois du temps équilibrés et une pause méridienne respectée ». « Je donnerai des instructions en ce sens ».

 

            N’oublions pas non plus que l’annexe ne prévoit le maintien des 36 semaines de cours que pour l’année scolaire 2012-2013.

 

 

        Une dernière citation tirée de l'étude d'impact  (page 18):

 

« L'école élémentaire, avec des programmes trop chargés, reste encore trop centrée sur la transmission des connaissances et doit être plus fortement mise en perspective du développement des compétences du socle commun avec une dimension culturelle mieux affirmée. »

 

            La preuve est faite : l'ajout du mot « culturel » au socle ne renforce pas la transmission des connaissances et le cadre des programmes disciplinaires et nationaux. Au contraire : il s'agit de développer les parcours artistiques et culturels avec les partenaires extérieurs !

 

 

 

La loi d’orientation Peillon et l’enseignement secondaire

pdf 11  

 

 

Grève le 12 février 2013

 

Pour le retrait du projet de loi

 

 et du décret sur les rythmes scolaires

 

 

 

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