SNFOLC 62

 Académie de Lille    

 

SNFOLC script 

en PNG FNEC

 

    CGT-FO 

 

   

Pour nos coordonnées,

cliquer en haut de page sur l'onglet

"contact/adhésion"  

Recherche

Elections professionnelles 2014

13,58% des voix pour FO

dans l'Education nationale

----------------------------

La FNEC-FP FO

2ème dans le second degré

 3ème dans le premier degré

-------------------------------

Rejoignez le syndicalisme

conféféré et indépendant,

pour la défense de votre statut

et pour vos revendications

Les Archives Du Snfolc 62

LES LUTTES EN COURS

Le projet de réforme du collège

est absolument inacceptable

------------------------------

Les décrets 2014-940 et 941  

 du 20 août 2014

sur nos obligations de service

nous placent dans le cadre

des 1607 heures annuelles  

et abrogent de loin le plus gros 

  des décrets de mai 1950

------------------------------

Voir les articles sur le thème

"Obligations de service

1607 h annuelles"

(ci-dessous)

-----------------------------  

Objectif pour 2014-2015 :

obtenir l'abrogation

de ces décrets scélérats

et le rétablissement

des textes antérieurs

(décrets 50-581, 50-582, 50-583)      

Pour adhérer / contacter le SNFOLC dans l'académie de Lille (62 et 59)

FO hebdo bandeau  

      Les adhérents du SNFOLC de l'académie de Lille sont rattachés à une Union Départementale de la CGT-FO, 59 ou 62, en fonction de leur lieu de travail. Les syndiqués sont membres du SNFOLC62 ou du SNFOLC59, aussi le bulletin d'adhésion au SNFOLC est-il départemental.           

     Aucun site académique  n'a été créé par le SNFOLC62 et le SNFOLC59..     

 

Les coordonnées du SNFOLC Pas-de-Calais :

SNFOLC 62 / Union Départementale FO 62

10 avenue Van Pelt / 62303 Lens cedex

Tél : 03 21 78 10 77 / Fax : 03 21 69 88 09

snfolc-62@orange.fr  ("SNFOLC 62 CGT-FO")

et   snfolc62@    ("SNFOLC62")    

 

Lien vers blog SNFOLC 59 ("SNFOLC Lille")

      Site FO

Analyses et positions du SNFOLC

imagesCAENU2GK            Le SNFOLC, syndicat de l'enseignement secondaire, défend le principe de l'Instruction publique et le droit à l'instruction. Cet engagement nous conduit à condamner les politiques scolaires qui dénaturent l'institution d'enseignement par l'abandon de sa mission de transmission des connaissances, la dégradation continuelle des conditions de travail des enseignants et la perte progressive du sens de l’activité professorale.

     Les réformes ont conduit les enfants des milieux défavorisés vers un échec scolaire massif, et ont tendance à faire réapparaître des réseaux ségrégatifs, sous la forme de zones de non enseignement, véritables ghettos scolaires destinés à accueillir les seuls enfants des milieux défavorisés. Nous, personnels de l'enseignement, en supportons directement les conséquences : déqualification, perte de sens, dénaturation, pénibilité et absurdité fréquente de notre travail.

     En parallèle, comme les autres agents publics, nous sommes victimes d'une volonté néolibérale de compresser, quel qu'en soit le coût social pour personnels, le budget de l'Etat : nos traitements, nos droits à pension, nos postes, nos obligations de service, notre charge de travail sont sans cesse menacés ou attaqués ; dans ce contexte historique, nous devons nous mobiliser pour que soit mis un terme à ces politiques publiques , et avons à nous organiser pour que prenne fin ce processus destructeur qui menace de nous broyer.

     Notre attachement à l'instruction des enfants et de la jeunesse nous conduit ainsi à combattre sur deux fronts : d'un côté bien des réformes pédagogiques (programmes, méthodes, réforme du lycée...) empêchent toute transmission cohérente et systématique des savoirs ; de l'autre côté des politiques néolibérales qui implantent dans les établissements le néomanagement public et la gestion des ressources humaines avec pour objet de piloter le système d'enseignement, comme un groupe privé, par l'intermédiaire d'objectifs financiers (la LOLF) et d'emplois (la RGPP), laissant ainsi pour seul horizon aux enseignants une privatisation en pièces détachées, avec ou sans régionalisation préalable.

     Ces réformes pédagogiques et ces politiques néolibérales, devenues avers et revers d'une seule et même pièce, rencontrent sur leur chemin un obstacle : le statut des personnels fonctionnaires, autour duquel se livrent et se livreront des affrontements sociaux décisifs pour nos professions parce que, ultime protection des enseignants et autres agents publics, il fait barrage à l'achèvement de la libéralisation scolaire par liquidation de l'instruction publique.

    statut-fo

Se battre au quotidien sur 2 fronts

Ecole marchandise

découverte enseignement Charb

L'engagement syndicaliste du SNFOLC et de la FNEC-FP FO

imagesCAUZZHI3        

         L'engagement du SNFOLC est double. D'abord, notre syndicat dans le second degré de l'Education nationale se consacre à la défense des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels, des personnels fonctionnaires et des personnels précaires de l'enseignement. Dans la conjoncture présente, cet engagement syndical se traduit par le refus de l'autonomie et de la concurrence des établissements, de la déqualification des tâches, de la pénibilité croissante du travail, du management public, du néolibéralisme scolaire, de la reproduction des inégalités culturelles, du pédagogisme formel sans contenu, de l'échec scolaire massif organisé par les réformes successives de l'Education nationale, et de la création progressive d'un marché scolaire sur lequel les établissements scolaires sont appelés à se transformer en entreprises, et l'enseignement destiné à devenir marchandise.

     Ensuite, le SNFOLC fait partie de la Fédération Nationale de l'Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle Force Ouvrière (FNEC-FP FO). La Confédération Générale du Travail Force Ouvrière (CGT-FO) se considère l'héritière de l'ancienne CGT créée en 1895, et se distingue comme elle par son attachement farouche à l'indépendance syndicale à l'égard des employeurs, privés et publics, ainsi que des organisations partisanes ; dans cette conception du syndicalisme, le rôle de l'organisation syndicale est de soutenir, porter et impulser si besoin les revendications des salariés et agents publics, sans avoir à tenir compte des pressions patronales, politiciennes ou gouvernementales. L’action des syndicats s'exerce alors directement contre les employeurs, les organisations confédérées dans la CGT-Force Ouvrière n’ayant pas, en tant que syndicats, à se préoccuper des partis et autres groupements qui, en dehors du mouvement syndical, poursuivent leurs objectifs de conservation ou de transformation sociale.

     Une conséquence de ce principe d'indépendance syndicale est l'entière liberté pour le syndiqué de participer, en dehors de l'organisation, à toutes les formes de militantisme associatif ou partisan correspondant à ses conceptions sociales, philosophiques, politiques, culturelles ou religieuses, la CGT-FO se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire pour y militer, dans les syndicats de la confédération, les opinions partisanes ou associatives qu’il professe au dehors.

     L'expérience historique a amplement démontré que cette conception du syndicalisme permet, sur la base de l'entente autour des revendications professionnelles (salaires, conditions et pénibilité du travail, emplois, horaires, nature des tâches...) et interprofessionnelles, d'éviter les divisions d'origine non syndicale, de réaliser l'unité des collectifs de travailleurs et d'obtenir la satisfaction de leurs revendications aussi bien offensives que défensives.

Les engagements du SN-FO-LC

FO independance revu

21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 17:36

 

 

 

Projet de réforme du collège :

conséquences pour notre statut,

nos conditions de travail, nos postes ?

 

 

La mise en pièce du cadre national républicain

 

Au nom du renforcement de l'autonomie des établissements le projet de décret réformant le collège prévoit que : « l'organisation des enseignements est fixée par le conseil d'administration , conformément au projet d'établissement et après avis du conseil pédagogique » (art. 2) .

 

Il va beaucoup plus loin que le cadre réglementaire actuel (article R 421-2 du code de l'éducation) qui précise que les établissements bénéficient d'une autonomie qui porte sur « L'emploi des dotations en heures d'enseignement mises à la disposition de l'établissement dans le respect des obligations résultant des horaires réglementaires ».

 

Pour chaque niveau (6ème, 5ème, 4ème, 3ème) 20% de la dotation horaire ne serait plus fléchée nationalement.

 

Le projet de décret précise que : « L’établissement peut moduler la répartition du volume horaire hebdomadaire par discipline, dans le respect :

 

- du volume horaire global dû à chaque discipline d’enseignement obligatoire pour la durée du cycle ;

 

- du volume horaire global annuel des enseignements obligatoires dû à chaque élève. » (art.2 du projet de décret)

 

Autrement dit, il n'y aurait plus d’horaire fixe par niveau de classe, mais un volume horaire global par matière sur 3 ans (5ème, 4ème et 3 ème).

 

Il n'y aurait donc plus d'horaires nationaux. La grille horaire présentée par le ministère ne garantit plus aucun horaire national. Elle devient une simple référence à laquelle chaque collège peut déroger.

 

Les choses sont claires : dans ce cadre c'est le CA qui déciderait et qui désormais pourrait créer une « réglementation locale » qui s'appliquerait aux enseignements et par conséquent « des obligations locales » qui s’imposeraient aux enseignants.

 

Avec la réforme du collège, ce seront autant d'organisations, de contenus que d'établissement (tel établissement aura une « coloration » développement durable, tel autre sera plutôt orienté sur « sciences et société », tel autre fera intervenir un peu plus les associations ou bien les entreprises...). La continuité du service public est remise en cause : si un élève change de collège en cours de scolarité, il n'a aucune garantie de bénéficier d'un horaire garanti sur l'ensemble de sa scolarité.

 

Avec cette réforme, ce seront 5000 collèges différents dans leur fonctionnement, et désormais concurrents.

 

La loi Peillon de refondation de l'école, votée en 2013, dont découle ce projet de réforme s'inscrit dans une logique d'éclatement du cadre national républicain de l'enseignement, elle organise la territorialisation de l'Ecole. Ce projet ne peut que renforcer les inégalités.

 

A l'inverse de la loi Peillon, l’alinéa 13 du préambule de la Constitution de 1946 –toujours en vigueur– établit : « La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État. »

 

 

La baisse des horaires d’enseignement disciplinaire

 

Aujourd’hui, de la 6ème à la 3ème, selon les grilles en vigueur l'horaire total élève est le plus souvent de 106,5 heures :

 

  • en 6ème: 24,5h ou 25h -2h d'Aide et accompagnement du travail personnel sont attribués en plus par division-

  • en 5ème : 25h -dont 2h d'IDD, 0,5h en plus sont non affectés à une discipline-

  • en 4ème : 28h -dont 2h d'IDD, 0,5h en plus sont non affectés-

  • en 3ème: 28,5h par semaine,

  •  

     

    Ces horaires ne prennent pas en compte les enseignements facultatifs.

    Avec le projet de nouvelle grille, l'horaire-élève tomberait à 103,5 h (25,5+26+26+26).

    Mais de ces 103,5h il faudrait retrancher 15h d'accompagnement personnalisé (AP) ou d'Enseignement Pratique Interdisciplinaire (E.P.I.). Il ne resterait donc que 88,5 h (22,5h+22+22+22) d'enseignement disciplinaire au lieu de 102,5 h minimum actuellement (25+23+26+28,5).

  •  

  • • A cela s’ajoute la suppression des enseignements facultatifs. Or beaucoup d'élèves suivent un enseignement facultatif : 20% pour le seul Latin.

    Les langues anciennes, dont l'horaire serait réduit à 1h en 5°, 2h en 4° et 3° seraient financées sur les « marges horaires », donc mises en concurrence avec toutes les autres disciplines : c'est leur disparition programmée.

    On sait aussi que les 2 h d'Itinéraires de découverte en 5ème et 4ème ont finalement été largement utilisées dans un cadre disciplinaire. Au final, cette réforme représenterait une perte d'au moins 400 h d'enseignement disciplinaire sur l'ensemble de la scolarité au collège. Le nivellement par le bas : c'est ainsi que le ministère voit l'égalité.

    La « recette » du ministère pour résoudre les difficultés des élèves c'est la baisse drastique des horaires disciplinaires : le résultat est couru d'avance !

  •  

     

    L’autonomie des collèges, pour casser les disciplines
  •  

     

    20% des dotations horaires livrées à l’autonomie des collèges : toutes les disciplines seront en concurrence pour se voir attribuer une partie des « marges horaires » pour travailler en effectif allégés.

     

    • Idem pour les classes bilangues ou européennes qui ne peuvent plus exister que si elles sont prélevées sur les marges d’autonomie.

  •  

     

    • En 6ème, 4 h d’enseignement globalisé SVT, technologie, sciences physiques, en lieu et place d’un enseignement avec le professeur de la discipline et avec des horaires attitrés. C’est le retour de EIST (enseignement intégré des sciences et techniques) pourtant rejeté.
  •  

     

    • L’enseignement des arts plastiques et de l’éducation musicale peut être semestriel, mais il peut comme toutes les autres disciplines être victime de la modulation par cycle rendue possible par le projet de décret.
  •  

     

    Les Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI),

    pour dissoudre les disciplines

  •  

     

    • 4 heures en 5ème , 4ème et 3ème, seraient réparties entre l'AP (au moins 1h) et les heures d’enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI). 3h d'AP en 6°. Ces heures seraient prises sur l’horaire prévu pour les disciplines.

    La répartition du volume mais aussi les thèmes, les modalités de regroupement, la période de travail sur un thème donné relèvent de l’autonomie de l'établissement. C'est l a voie ouverte à la disparition du groupe-classe mais aussi à des emplois du temps variables, modulables pour les professeurs comme pour les élèves ! 

  •  

     

    • Le tout serait défini localement : « l’organisation des EPI est élaborée en conseil pédagogique et présentée en CA » (fiche ministérielle n°2).
  •  

     

    • « Cette réforme des collèges n’instaure pas de bivalence, mais, par le biais des enseignements pratiques interdisciplinaires et de la création de pôles d’organisation commune des disciplines précitées, elle ouvre la voie sans rien imposer. » (Extraits de l’audition de la ministre sur la réforme des collèges à la commission des affaires culturelles et de l’éducation mardi 24 mars 2015).

    Il ne s’agit même plus de bivalence mais de dilution des disciplines par la polyvalence.

     

     

    La territorialisation du collège,

    dans la ligne de la loi de refondation Peillon

  •  

  • Le parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde professionnel sera intégré aux EPI, tout comme le parcours d'éducation artistique et culturel. Sur le modèle des projets éducatifs territoriaux, l'intervention des entreprises et des associations sont mêmes encouragés (cf. dossier de présentation de la réforme sur le site du ministère).

    Dans le premier degré, avec la réforme des rythmes scolaires, chaque école peut avoir une organisation différente, découlant du projet éducatif territorial. Toutes les enquêtes d'opinion prouvent que cette réforme laisse insatisfaite la grande majorité des collègues et des familles.

  •  

     

    Pressions, contraintes, réunions sans fin,

    et temps de présence maximum pour les professeurs

  •  

     

    Le temps de présence de tous exploserait. Pour préparer et coordonner les EPI, l’EIST, et l’AP généralisé il faut se réunir avant pendant après les travaux interdisciplinaires.
  •  

  • Ce serait la réunionite sans fin et du travail désormais imposé non rémunérées puisqu’il est défini par le décret du 20 août 2014 qui abroge les décrets du 25 mai 1950 et redéfinit nos obligations de service sur 1607 heures : « les enseignants mentionnés à l’article 1er du présent décret sont tenus d’assurer, sur l’ensemble de l’année scolaire […] les missions liées au service d’enseignement qui comprennent : […] le travail au sein d’équipes pédagogiques constituées d’enseignants ayant en charge les mêmes classes ou groupes d’élèves ou exerçant dans le même champ disciplinaire. »

  •  

     

    Les IMP (indemnités pour missions particulières dont le décret est en cours de publication : ils découlent du décret du 20 août 2014 qui supprime les décharges statutaires) et doivent servir à rémunérer les coordonnateurs en charge de mettre en place la coordination des EPI par discipline, niveau, cycle : organiser les réunions, calibrer les progressions pédagogiques,etc.
  •  

     

    Le travail en équipe déboucherait sur la mise en place d'une hiérarchie intermédiaire (caporalisation), chargée de la mise en œuvre du « projet » validé par le CA (où siègent faut-il le rappeler les représentants des élèves, des parents, des collectivités... et où les enseignants sont largement minoritaires). Le même CA donnera aussi un « avis » sur la répartition des IMP !
  •  

     

    • Les « IA-IPR font de cette question [les EPI] un des points centraux de leur travail de proximité avec les équipes pédagogiques, y compris dans leurs fonctions d’inspection individuelle » (fiche 2). Exit la liberté pédagogique individuelle !
  •  

     

 

 

 

Publié par SN-FO-LC 62
21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 16:57

 

 

 

 

Conventions lycées / Universités

Attention, danger !

 

 

 

            La loi Fioraso, contre laquelle s’est prononcée FO, impose la signature de conventions entre universités et lycées disposant de CPGE, pour application à la rentrée 2015.

 

            Ces conventions sont en cours de discussion ou d'adoption.

 

            Le SNFOLC attire l’attention des professeurssur les principaux dangers que peuvent représenter ces conventions pour le statut des professeurs et l’existence même des CPGE.

 

            Le SNFOLC invite les professeurs de CPGE à s’opposer à toute mention dans ces conventions d’un « échange de charges d’enseignements » et à la mise en place d’ « enseignements communs » car la voie serait ainsi ouverte à l’alignement sur le statut des PRAG (obligations de service, rémunération…) et à l’intégration à l’université.

 

            De plus de tels échanges ne reposent sur aucune base réglementaire : les obligations de services des professeurs de CPGE comme de ceux des universités ne prévoient nullement de tels échanges, dont on ne voit d'ailleurs pas comment ils pourraient s'inscrire dans la progression pédagogique des CPGE en vue de la préparation aux concours nationaux sur la base des programmes fixés par le ministère.

 

            Le SNFOLC attire également l'attention des professeurs sur la modification desprocédures de recrutement des étudiants envisagée dans certains projets, modification qui ferait perdre aux professeurs de CPGE le contrôle des effectifs de ces classes.

 

            Pour le SNFOLC, il faut s'opposer à la mise en place de commissions « de réorientation et de validation »présidées par des professeurs d'Université.

 

            Une telle modification mettrait en cause le principe même des classes préparatoires, lequel conditionne les inscriptions par les connaissances des élèves.

 

            De surcroît la mise en place de telles commissions ainsi présidées aurait pour effet d'enclencher le processus projeté de rattachement des CPGE aux Universités.

 

            Certains projets déjà en circulation sont inacceptables sur ce plan et devraient inciter à la vigilance : on ne doit pas revenir sur les acquis de la lutte de décembre 2013.

 

            La vigilance s'impose pour ne pas laisser remettre en cause, établissement par établissement, ce que la mobilisation nationale a pu empêcher.

 

            Les leçons du mouvement de décembre 2013 montrent que l’action collective peut mettre en échec les attaques contre les CPGE.

 

 

 

 

Publié par SN-FO-LC 62 - dans Attaques des statuts - menaces sur nos droits
17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 17:09

 

 

 

 

 

Explosion des règles nationales

et portion congrue

pour la transmission des connaissances

 

 

Le projet de réforme du collège est fort inquiétant

 

 

 

            Le projet présenté par le ministre de l'Education nationale se caractérise par l'affaiblissement des enseignements disciplinaires et une autonomie accrue au détriment des règles nationaleségalitaires dans la suite logique de l'allocation différenciée des moyens selon les établissements : 20% de la dotation serait laissée à l'initiative des établissements.

 

            C'est dans ce cadre qu'il est prévu de mettre en place un accompagnement personnalisé inspiré de ce qui se fait en lycée et fonctionne mal, des « enseignements pratiques interdisciplinaires » distincts des enseignements disciplinaires et à leur détriment, et un « travail en petits groupes ».

 

            Le nombre d'heures d'enseignement disciplinaire subsistantes reste inconnu. Les seules disciplines citées sont  le Français, les Mathématiques et l'Histoire, les autres étant laissées dans l'ombre.

 

            Les langues anciennes sont dissoutes dans l'un des huit thèmes (« langues et cultures de l'Antiquité ») des « pratiques interdisciplinaires ».

 

            Le projet met en avant un enseignement de la langue vivante 2 dès la classe de 5èmeen laissant dans l'ombre une éventuelle diminution des horaires de langue vivante en 4ème et 3ème.

 

            Il ne dit rien de l'évaluation des élèves au brevet des collèges (DNB), mais laisse place à une remise en cause des épreuves disciplinaires existantes.

 

            Le projet se présente comme la concrétisation d’un futur nouveau socle commun de connaissances et de compétences, dont le projet de décret est examiné ce jour au CSE dans la plus grande confusion.

 

            Ce socle est aussi inopérant que désincarné parce qu'il ne repose aucunement sur des connaissances à transmettre mais sur un regroupement arbitraire en « domaines » qui allient le plus souvent bons sentiments et prescriptions comportementales.

 

            Avec le socle commun les collèges ne garderont en commun que le minimum, les connaissances transmises seront réduites pour tous et l'accroissement des inégalités sera au rendez-vous.

 

            La remise en cause des règles nationales présentées comme des « carcans » pour les enseignants et celle de l'enseignement disciplinaire présentée comme une source d'ennui ne sauraient faire illusion.

 

            En réalité ce projet se situe dans la totale continuité de tous les projets régressifs des gouvernements successifs, notamment depuis la mise en place du socle commun dans la loi Fillon de 2005.

 

            Il se présente comme « pédagogique » : il concrétise la refondation de l'école qui va de pair avec la territorialisation de l'école et l'austérité.

 

            Les enseignants devraient subir de nouvelles contraintes: ils seraient placés sous tutelle des  conseils pédagogiques et du conseil écoles-collège, instruments du projet d'établissement.

 

             Le décret sur les obligations de service du 20 août 2014 et son corollaire sur les indemnités pour missions particulières qui ouvre la voie à la mise en place d'une hiérarchie intermédiaire dans les corps enseignants prennent ainsi tout leur sens : le temps de présence et le nombre de réunions rendues obligatoires exploseraient, conséquence du renvoi de la responsabilité sur les « équipes » locales de 20% de la dotation.

 

            Ce projet ne répond pas aux revendications des enseignants qui tous les jours sont confrontés aux difficultés croissantes dans l'exercice de leur mission d'enseignement.

 

            Les professeurs ont besoin d'effectifs allégés dans les classes, de dédoublements inscrits dans les grilles horaires nationales, des créations de postes et de classes nécessaires, d'enseignements disciplinaires confortés ainsi que du maintien de leur liberté pédagogique pour organiser leur travail individuel et collectif dans la sérénité.

 

 

 

 

Publié par SN-FO-LC 62 - dans Réformes désastreuses dans l'enseignement